Découverte d’un champs de gaz en mer de Barents

2013-09-23T13:44:59+00:00

Statoil a annoncé lundi avoir découvert du gaz naturel dans les eaux norvégiennes de la mer de Barents, une déception pour le groupe norvégien qui espérait y trouver du pétrole pour doper la rentabilité d’un gisement voisin. La zone explorée, baptisée Iskrystall (« cristal de glace »), contiendrait entre 6 et 25 millions de barils équivalent pétrole (Mbep) de gaz, selon les estimations préliminaires découlant d’un forage exploratoire.

Une question de rentabilité

« Notre but principal était de trouver du pétrole sur Iskrystall mais malheureusement, cela ne s’est pas matérialisé », a commenté Gro Haatvedt, une responsable des activités exploration de Statoil. Iskrystall est situé à environ 30 km au sud-ouest de Johan Castberg, un gisement pétrolier qui pourrait contenir entre 400 et 600 millions de barils de brut. En juin, Statoil a différé sa décision d’investir dans le développement de Johan Castberg dans l’attente d’études sur des ressources supplémentaires dans la région susceptibles d’accroître la rentabilité du gisement.

Le forage réalisé sur Iskrystall est le deuxième d’une série de quatre prévus cette année dans les environs de Johan Castberg. Le premier, effectué sur une zone baptisée Nunatak, avait abouti à la découverte d’un petit gisement de gaz. « Nous croyons toujours que l’on peut découvrir davantage de pétrole dans la région de Johan Castberg », a précisé Mme Haatvedt. Outre Statoil qui en détient 50%, la licence d’exploration/production qui abrite Iskrystall regroupe l’italien Eni (30%) et la société publique norvégienne Petoro (20%).

Selon la Direction norvégienne du pétrole, les eaux norvégiennes de la mer de Barents recèlent près de 8 milliards de barils équivalent pétrole, une manne bienvenue pour prendre le relais des gisements vieillissants de la mer du Nord. La production pétrolière de la Norvège, un des principaux exportateurs de brut au monde, a diminué d’environ 50% depuis le pic enregistré en 2000-2001 qui s’élevait à 3 millions de barils par jour, rappelle l’AFP.

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