2013-2014 : des énergies en mouvement

2014-01-09T09:53:57+00:00

2013 a été une année de profonds bouleversements dans le secteur de l’énergie et 2014 devrait être de la même cuvée. Telle est la conclusion que l’on peut tirer du débat intitulé  » 2013-2014 : des énergies en mouvement » organisé le 8 janvier par nos confrères du BIP/Enerpresse. Avec une quasi-certitude : la consommation d’énergie des pays en voie de développement devrait dépasser cette année celle des pays de l’OCDE.

Attraction asiatique

C’est Anne-Sophie Corbeau, Senior Analyst Gas, Coal and Power Markets, à l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) qui l’a annoncé, indiquant que ce changement de paradigme a failli avoir lieu en 2013 mais la demande d’énergie en Europe + Turquie s’est avérée plus élevée que prévue (+1,5%) en raison d’un hiver particulièrement vigoureux. Pour autant, l’Asie reste la zone géographique la plus dynamique. La Chine en tête avec encore 12% de croissance de la consommation en 2013. Selon Anne-Sophie Corbeau la demande de gaz naturel de l’Empire du Milieu devrait doubler entre 2012 et 2018 à 300 milliards de mètres cube, soit l’équivalent de la moitié de la consommation européenne. Mais les acheteurs asiatiques, qui importe le GNL à prix élevés, hésitent encore sur la stratégie à adopter. « Certains regardent avec attention les opportunités d’importer du gaz américain, d’autres préfèrent encore signer des contrats avec indexation sur le prix du baril », explique la représentante de l’AIE.

Le charbon reste la pierre angulaire du système énergétique de la Chine qui multiplie cependant les alternatives pour diminuer la pollution endémique de ses grandes villes. Ainsi, quelque 600 000 véhicules fonctionnant au gaz naturel y ont été mis en circulation en 2012. Les énergies renouvelables ne sont pas en reste puisqu’il a été installé en 2013 plus de photovoltaïque au Japon et en Chine qu’en Europe et aux Etats-Unis.

Calendrier chargé pour le MEDDE

En France, les 365 jours de l’année ne seront pas de trop pour la Direction générale de l’Energie et du Climat. Les sujets ne manquent en effet pas pour son directeur, Laurent Michel, qui a compilé à cette occasion les principaux : loi sur la transition énergétique, élaboration des mécanismes de financement, réforme du code minier, plan de sortie du nucléaire, suite à donner aux Certificats d’économies d’énergie, autoconsommation, etc.

Soucieux de préserver la sécurité d’approvisionnement du pays, le directeur général de l’Energie et du Climat regarde de près le faible niveau des stockages de gaz naturel « qui commence à devenir une habitude ». Comme Pétrole et Gaz Informations l’avait annoncé, le décret approuvé en décembre dernier sera suivi d’autres mesures en 2014 visant à conduire vers un système plus pérenne.

Sujet brûlant pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER), et son président Jean-Louis Bal : l’avenir des mécanismes de soutien aux ENR. Interrogé sur cette question, Laurent Michel s’est voulu rassurant pour la filière : « Une consultation a été lancée avec les acteurs du secteur. Elle prendra fin le 28 février. L’idée est de diversifier les moyens de soutien. Si les tarifs d’achat disparaissent, ce ne sera pas demain et encore moins rétroactif ».

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