Affaire Tillerson : un embarras pour l’industrie pétrolière

2014-03-13T16:44:25+00:00

Nul doute que l’industrie de l’Oil&Gas se serait bien passée de cette affaire. Rex Tillerson, président de la plus grande compagnie pétrolière privée du monde, ExxonMobil, défraye la chronique depuis que le Wall Street Journal (voir ici) a révélé qu’il mène une action en justice pour demander la destruction d’un château d’eau destiné à alimenter des opérations de fracturation hydraulique. Le multimillionnaire basé dans la bourgade chic de Bartonville, Texas, s’est associé à ses voisins possédant également de luxueux ranchs pour abattre cette « monstruosité ».

Nuisances

Dans l’argumentaire de leur plainte (que le lecteur trouvera en intégralité ici), le groupe d’administrés met en avant la « nuisance publique et privée » que le château d’eau ne manquera pas d’entraîner, et des conséquences sur la valeur immobilière des biens immobiliers alentours. Rex Tillerson et ses amis craignent également « le bruit des camions transportant l’eau vers les puits d’extraction » de gaz de schiste. Le patron de Bartonville Water Supply Corporation, Jim Leggieri, a affirmé jeudi à l’AFP que son château d’eau ne provoquerait pas un trafic routier supérieur à la normale. Un juge de première instance a donné raison au constructeur mais les plaignants ont fait appel. La justice doit rendre sa décision entre juin et juillet.

(c) Josh Fox Twitter

(c) Josh Fox Twitter

Cette affaire est du pain béni pour les groupes écologistes qui dénoncent les conséquences négatives de la fracturation hydraulique sur les populations et l’environnement. Josh Fox, le réalisateur du film anti-gaz de schiste Gasland, s’est notamment engouffré dans la brèche pour soutenir l’action de son compatriote sous le mot clé Twitter : #ImwithRex. Peu probable donc que les vicissitudes du millionnaire texan participent à poser un débat serein sur la question dans l’Hexagone. Un débat que le GEP-AFTP s’est récemment proposé d’alimenter par un court-métrage pédagogique (en ligne ici).

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