Allemagne : Vers un moratoire sur la fracturation hydraulique

2013-11-14T11:21:34+00:00

Alors que les pourparlers se poursuivent en Allemagne entre les chrétiens-démocrates (CDU) menés par Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD) pour former une coalition de gouvernement, les deux formations se seraient mises d’accord pour un moratoire sur la fracturation hydraulique. « La fracturation ne sera pas possible en Allemagne tant que cette technique n’aura pas démontré son innocuité » a déclaré à Reuters Katherine Reiche, dirigeante de la CDU. Le débat sur cette question avait été repoussé après les élections mais l’absence de majorité absolue pour Angela Merkel la pousse à négocier en vue d’une large coalition.

Les ENR dans le collimateur

Les énergies renouvelables elles-aussi vont faire l’objet d’une grande réforme. Le futur gouvernement allemand veut mettre fin au « sur-subventionnement » des énergies renouvelables, selon un document obtenu par l’AFP et qui résume les points sur lesquels le groupe de travail sur l’énergie réunissant conservateurs (CDU/CSU) et sociaux-démocrates (SPD) s’est mis d’accord samedi. Ces points doivent être entérinés lors d’une réunion lundi des responsables des partis, dont la chancelière Angela Merkel.

Les subventions à l’éolien vont être réduites, précise le document, « surtout dans les régions à fort vent ». Le texte fixe aussi un nouvel objectif de capacité installée d’éolien en mer à l’horizon 2020, moins ambitieux que celui qui avait cours jusqu’ici (6,5 gigawatts, contre 10 gigawatts). La croissance de la biomasse doit aussi être freinée, tandis que le soutien au solaire, qui « a fait ses preuves », doit être maintenu en l’état.

La refonte des mécanismes de soutien aux renouvelables, décrite samedi comme « le projet central » du nouveau gouvernement par le ministre actuel de l’Environnement Peter Altmaier (CDU), doit aller vite: la réforme doit passer en conseil des ministres d’ici fin avril 2014 et être adoptée par le Bundestag à l’été.

Les partis de coalition veulent aussi restreindre le champ des exemptions accordées à l’industrie, dont tout un pan ne s’acquitte à l’heure actuelle pas, ou à des taux minimes, de la taxe sur l’énergie qui finance largement les subventions aux énergies propres. Toutes ces mesures doivent permettre une « stabilisation des coûts à un niveau raisonnable » de la transition énergétique de l’Allemagne, en passe d’éteindre ses centrales nucléaires. La hausse des prix de l’électricité pour les ménages notamment doit être freinée.

 

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