Arctique : Nouveau revers pour Statoil

2014-07-28T11:27:30+00:00

Malgré son nom, Atlantis n’aura pas porté bonheur au puits 74°N. Ce forage dans l’Arctique norvégien, l’un des plus septentrionaux jamais réalisés au monde, n’a prouvé la présence que d’une quantité moindre de gaz naturel, non économiquement exploitable, a annoncé mardi la Direction norvégienne du pétrole. Statoil ne renonce pas pour autant.

Terre promise

(c) Pavel Kotlyar

(c) Pavel Kotlyar

C’est la deuxième fois que Statoil fait chou blanc dans cette zone dite de Hoop dans les eaux norvégiennes de la mer de Barents. En juin, le groupe avait annoncé que le puits Apollo, le plus au nord jamais foré en Norvège, était sec. Censé contenir 22% des réserves d’hydrocarbures restant à découvrir sur la planète selon des estimations un peu anciennes -elles remontent à 2008- de l’Institut de géophysique américain (USGS), l’Arctique peine à remplir les promesses énergétiques nées du recul de la banquise. Il faut dire que les conditions climatiques et l’éloignement des infrastructures terrestres compliquent et renchérissent les activités humaines, et obligent au développement de nouvelles technologies. Parallèlement, d’immenses ressources d’hydrocarbures non conventionnels, plus faciles à exploiter, sont apparues ces dernières années sous des latitudes plus clémentes. « C’est une région qui reste très peu explorée. Statoil y est pour le long terme », a déclaré à l’AFP Knut Rostad, un porte-parole de la compagnie. « Nous continuons de considérer la mer de Barents comme une région très excitante », a-t-il insisté. Statoil va maintenant procéder au troisième et dernier forage dans la zone de Hoop avec le puits Mercury, à une vingtaine de kilomètres d’un endroit où des huiles a été détectées l’année dernière.

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