Areva et Gamesa se marient

2014-07-08T09:50:56+00:00

Les groupes espagnol Gamesa et français Areva ont annoncé le 7 juillet la signature de l’accord pour la création d’une joint-venture dédiée à l’éolien en mer. Cet accord finalise les négociations entamées en janvier dernier entre les deux compagnies pour marier leur filiale éolienne offshore. Cette nouvelle société  disposera d’ores et déjà d’un portefeuille de projets de 2,8 GW. Elle se fix comme objectif de remporter près de 20% de part de marché en Europe d’ici à 2020.

Offre élargie

L’opération devrait être réalisée d’ici au 4ème trimestre de cette année, sous réserve d’obtenir l’accord des gouvernements français et espagnols ainsi que des autorités de la concurrence compétentes. La co-entreprise, détenue à parts égales par les deux groupes, réunira leurs atouts respectifs dans l’éolien : l’expérience de Gamesa, un des pionniers du secteur à terre, et les compétences technologiques d’Areva.  La co-entreprise comptera deux plates-formes technologiques de 5 MW qui lui permettront de répondre aux demandes du marché avec plus de flexibilité. Elle travaillera sur l’optimisation des éoliennes des deux compagnies. Elle continuera également à développer son éolienne de 8 MW, prévue pour les futures fermes éoliennes du Tréport et des îles d’Yeu et Noirmoutier, remportées par GDF Suez en juin dernier.

Concrètement, l’accord prévoit que Gamesa apportera les actifs suivants, évalués à 195 millions d’euros :

-une éolienne en mer de 5 MW;
– un transfert de connaissances en R&D sur l’éolien en mer et une licence technologique dans le domaine de l’éolien terrestre qui pourra être appliquée à l’éolien en mer;
– des processus d’exploitation et de maintenance étendus, avec une capacité terrestre de 20 GW en maintenance;
– un savoir-faire industriel et une expertise dans la « supply chain », deux éléments clés pour la rationalisation des coûts.

Areva apportera des actifs évalués à 280 millions d’euros (incluant un fonds de roulement évalué actuellement à 70 millions d’euros, dont le montant sera confirmé lors de la réalisation de l’opération) :

– ses éoliennes en mer de 5 MW et 8 MW;
– un portefeuille de projets de 2,8 GW; il s’agit du deuxième portefeuille le plus important sur le marché de l’éolien en mer;
– un transfert de connaissances en R&D et en ingénierie dans l’éolien en mer;
– des sites de fabrication et un savoir-faire logistique dédiées à l’éolien, notamment ses usines allemandes de Bremerhaven (assemblage d’éoliennes) et de Stade (fabrication de pales).

Partager