Australie : Engie fermera la centrale à charbon d’Hazelwood en mars 2017

2016-11-03T10:44:22+00:00

engie-hazelwood_power_station_espEngie a annoncé la fermeture de la centrale à charbon d’Hazelwood et de la mine attenante, situées dans l’Etat de Victoria (Australie), pour la fin du mois de mars 2017. D’une capacité de 1 600 MW, cette installation emploie 750 personnes dont 450 employés d’Engie. Elle sera démentelée et la mine réhabilitée. 

« Hazelwood a maintenant plus de 50 ans », a commenté Alex Keisser, le dg d’Engie en Australie, cité dans un communiqué publié le 3 novembre 2016. Cette centrale (image) « a été un formidable contributeur au marché national de l’électricité mais aujourd’hui son activité n’est plus économiquement viable ».

Engie « aurait du investir plusieurs millions de dollars pour la rendre viable, et surtout, sécuriser ses opérations », a poursuivi le dirigeant de la filiale australienne. « Dans le contexte actuel du marché, et des prévisions, ce niveau d’investissements ne peut se justifier ».

Engie détient 72 % de cette centrale entrée dans son périmètre d’activité en 2010 lors du rachat du producteur d’électricité britannique International Power. Le groupe japonais Mitsui en détient les 28 % restant.

Fonctionnant au lignite, l’installation d’Hazelwwod est considérée comme l’une des plus polluantes dans le monde. Elle sera démantelée et le site réhabilité. En octobre 2016, le journal Les Echos avançait un coût global de 1 milliard d’euros pour ces opérations.

La fermeture de cette centrale s’inscrit dans la stratégie d’Engie de sortie progressive de ses actifs charbon de son portefeuille, rappelle le groupe dans un autre communiqué publié le même jour. L’énérgéticien précise ainsi réfléchir à la mise en vente de deux autres de ses actifs australiens : la centrale charbon de Loy Yang B ( 1 000 MW) et la centrale gaz de Kwinana (122 MW).

Image : Simpsons fan 66 at English Wikipedia [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0) or GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html)], via Wikimedia Commons

Partager