Biométhane : 406 GWh d’énergie injectés en 2017 en hausse de 89 %

2018-04-09T12:00:44+00:00

Avec la mise en service de
18 nouveaux sites en 2017, les quantités de biométhane injectés ont atteint 406 GWh l’année dernière pour une capacité maximale de production de 682 GWh, en hausse de 66 % par rapport à 2016. 

L’année 2017 a confirmé la dynamique de la filière biométhane, ont indiqué ses acteurs lors de la présentation de la troisième édition du Panorama du gaz renouvelable le 5 avril 2018. Cette étude est réalisée par GRDF, GRTgaz, le SPEGNN (qui regroupe 29 entreprises locales de distribution de gaz), le SER (Syndicat des énergies renouvelables) et Teréga (ex-TIGF).

L’année dernière, les 44 sites concernés (soit + 18 par rapport à 2016) – sur les 592 unités de production de biogaz en opération à fin 2017 – ont injecté 406 GWh d’énergie dans les réseaux gaziers contre 215 GWh en 2016 et 82 GWh en 2015.

Si ce niveau de production de gaz renouvelable ne représente « que » 0,1 % de la consommation de gaz naturel en France, il est en croissance de 88 % par rapport à 2016.

Pour ce qui est du parc installé, la région Hauts-de-France reste en tête des territoires avec une capacité de production maximale installée de 108 GWh/an, suivie du Grand-Est (82 GWh/an) et de la région Bourgogne Franche-Comté (54 GWh/an).

Le décollage de la production de biométhane se confirme sur le premier trimestre 2018 et se voit surtout dans l’accroissement des nouvelles réservations de capacité, estiment également les acteurs de la filière.

En effet, les 361 projets d’injection recensés dans la file d’attente à fin 2017 représentent une capacité maximale cumulée de 8 TWh/an, soit l’équivalent de l’objectif PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) de biométhane injecté en 2023.

Fort de ces chiffres, les acteurs de la filière ont rappelé leur ambition de tripler l’objectif de 10 % de gaz renouvelable à 2030 inscrit dans la Loi de transition énergétique.

Ils demandent pour cela la mise en place, dès cette année, de nouvelles mesures de soutien comme la raréfaction tarifaire sur les coûts de raccordement au réseau de transport, l’exonération du biométhane carburant de la TICPE, l’adaptation du Code de l’énergie pour faciliter le raccordement sur les réseaux ou encore la mise en place d’un cadre réglementaire pour favoriser le développement de nouvelles filières de gaz renouvelable (biogaz porté, pyrogazéification et power to gas).

Image : GRDF.

 

 

Partager