Blandy-les-Tours porte plainte contre Vermilion

2013-06-21T16:24:15+00:00

La compagnie Vermilion a été l’objet d’une plainte déposée par le maire de Blandy-les-Tours (766 âmes) en Seine-et-Marne en raison d’une fuite d’hydrocarbures qui s’est produite samedi 14 juin. Le maire du village voisin de Champeaux a l’intention de faire de même, tout comme le syndicat de rivière locale, qui regroupe plusieurs communes.

Protéger Vaux-le-Vicomte

La petite commune de Seine-et-Marne fait le récit suivant : « Samedi matin vers 7h, une habitante de Blandy se promenant le long du ru d’Ancoeur détecte une odeur anormale d’hydrocarbures. Elle donne l’alerte auprès de la mairie qui très rapidement découvre l’origine du problème : un flot continu de pétrole se déverse directement dans le ruisseau au niveau du pont entre la ferme de Chaunoy et le village de Champeaux. Les services de gendarmerie, les pompiers ainsi que le maire de Champeaux et la société Vermillion sont immédiatement contactés. Ce pétrole provient d’une importante fuite de la plateforme située plus haut à la sortie de Champeaux. L’ensemble des services arrivent rapidement mais devant l’ampleur de la fuite, les moyens techniques adaptés n’arriveront que beaucoup plus tard ». Finalement, un camion de pompage arrive sur les lieux. A partir de ce moment le pétrole cesse de se répandre dans la nature. La municipalité de Blandy a mis en ligne des photos pour rendre compte de la pollution.

Par ailleurs, des barrages flottants et des pompes ont été mis en place par les pompiers et le groupe canadien, notamment pour protéger les douves du château de Vaux-le-Vicomte, situé à quelques kilomètres et alimenté par le ru d’Ancoeur, mais aussi pour éviter que la pollution ne rejoigne la Seine, dans laquelle il se déverse.

Mercredi le nettoyage des lieux était « quasiment terminé », ont indiqué les gendarmes à l’AFP. Vermilion avait annoncé dès mardi que « la quasi-totalité des hydrocarbures » avait été récupérée. « Les conséquences sur le milieu naturel ont été très limitées », a indiqué de son côté la préfecture, qui a pris un arrêté pour forcer l’entreprise à nettoyer, suivre la qualité de l’eau et contrôler l’état de la nappe phréatique. Pas sûr que cela n’apaise le débat sur l’exploitation d’hydrocarbures dans l’Hexagone…

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