Bruxelles suspecte des ententes illicites entre pétroliers

2013-05-17T12:43:07+00:00

La Commission européenne a procédé mardi 14 mai à des inspections surprises dans plusieurs entreprises européennes du secteur pétrolier. Bruxelles cherche à trouver des preuves d’entente illicite entre certains grands acteurs qui aurait conduit à une distorsion de la concurrence. Comme à son habitude, l’organe exécutif de l’Union n’a pas précisé les pays ni les compagnies visés mais certaines ont confirmé être sous le coup d’une enquête.

Platts, BP, Shell et Statoil en ligne de mire

Les violations soupçonnées, qui pourraient remonter à 2002, « sont liées au processus de fixation des prix de Platts », selon l’AFP. Bruxelles s’intéresse aux secteurs de la fourniture et du service de pétrole brut, de produits pétroliers raffinés et des biocarburants. Les groupes incriminés sont soupçonnés de s’être entendus pour fausser les chiffres déclarés auprès de Platts, le plus important organisme d’information sur les prix pétroliers, afin de manipuler les cours publiés. Un possible abus de position dominante est également à l’étude. BP, Statoil et Shell ont confirmé collaborer avec la Commission concernant une enquête sur les activités de négoce. L’italien Eni a également répondu à plusieurs demandes d’informations mais sans aucune inspection dans ses locaux.

Cette enquête fait suite à plusieurs scandales comprenant des manipulations de cours de l’énergie qui ont éclatés ces dernières années, aux Etats-Unis notamment. A la différence près que les soupçons portaient alors sur des banques (Barclays, Merrill Lynch) et autres organismes spécialisés de trading.

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