CGG coupe dans ses effectifs dans un environnement difficile

2014-09-04T15:12:00+00:00
Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG.

Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG.

CGG a annoncé début août la suppression de plus de 10% de ses effectifs dans le monde, soit un millier de personnes, dans le cadre de l’accélération d’un plan de restructuration face à des conditions difficiles qui ont plombé ses résultats trimestriels. Cette annonce frappera notamment les effectifs français.

Confronté à une réduction des dépenses des compagnies pétrolières et gazières, CGG a accusé une perte nette de 325 millions de dollars (242 millions d’euros) au deuxième trimestre, alors qu’il avait dégagé un bénéfice de 36 millions un an plus tôt. Ce résultat est affecté également par des charges liées à la restructuration.

Le résultat opérationnel (Ebit) a été divisé par quatre à 31 millions de dollars (23 millions d’euros), donnant une marge de 5% (contre 12% l’année précédente), sur un chiffre d’affaires en baisse de 33% à 689 millions, rapporte l’AFP.

« L’environnement est devenu très changeant. Les dépenses d’exploration et de production de nos clients sont aujourd’hui plus difficiles à anticiper, certains projets sont retardés et, comme vous le savez, les prix sont sous tension » a expliqué le directeur général de CGG, Jean-Georges Malcor. « L’ensemble de l’année restera difficile », a-t-il prévenu, même s’il s’attend à « une amélioration de (ses) résultats au second semestre grâce à un quatrième trimestre traditionnellement fort », ce qui lui permet de confirmer son objectif d’une progression de sa marge d’Ebit de 400 points de base en 2016.

Dans ce contexte déprimé, le groupe a décidé d’accélérer dès cette année son plan de transformation qui prévoit une réorganisation de son portefeuille d’activités afin de réduire les coûts fixes, d’accroître la profitabilité et de générer un cash flow pérenne.

Pas de plan social en France

CGG qui compte 9700 personnes employées dans le monde va fermer trois sites opérationnels en Norvège, au Nigeria et au Venezuela. Dans l’Hexagone, tous les départs se feront sur des mesures individuelles. Il n’y aura pas de plan social.

Le groupe prévoit aussi de réduire sa flotte de 18 à 13 navires dès la fin 2014, avec deux ans d’avance sur le calendrier initial, et de réduire ses investissements industriels de 10% cette année.

Il compte également céder son activité contractuelle terrestre en Amérique du Nord, à l’exclusion de des activités multi-clients et de monitoring de réservoir, à Geokinetics, en échange d’une prise de participation minoritaire dans l’entreprise américaine. L’opération, qui concerne environ 250 personnes chez CGG, devrait être finalisée fin octobre.

Dans le cadre de sa transformation, CGG veut se concentrer sur les missions à très fort contenu technologique et les marchés de niche, ainsi que sur des partenariats de long terme dans des régions clés comme le Moyen-Orient.

Source AFP

Partager