Chine : Veolia signe un contrat de 3,3 mds€ avec Sinopec

2016-08-18T10:58:20+00:00

1©Photothèque VEOLIA_SinopecVeolia a signé avec le groupe chinois Sinopec un contrat d’une durée de 25 ans pour l’exploitation de la totalité du cycle de l’eau du complexe pétrochimique de Yanshan.
La co-entreprise entre les deux entités, dédiée à cette activité, générera un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros sur la durée de l’accord et emploie plus de 800 salariés.

Filiale à 100 % de Sinopec, Yanshan Petrochemical traite chaque année plus de
10 millions de tonnes de pétrole brut et produit plus de 800 000 tonnes d’éthylène, précise Veolia dans un communiqué publié le 28 juillet 2016.

Situé à 50 kilomètres de Pékin, ce complexe « est, à l’échelle du pays, l’un des plus gros sites de production de caoutchouc synthétique, de résine synthétique, de phénol, d’acétone et de produits pétroliers raffinés de haute qualité », indique également le groupe français. Ses installations peuvent produire jusqu’à 94 variétés de produits pétrochimiques de 431 grades différents.

Dans le cadre de cet accord, Veolia prend en charge la totalité du cycle de l’eau du complexe de Yanshan avec pour objectif d’optimiser la consommation et d’accroître le taux de recyclage. Par ailleurs, le groupe français modernisera la station de traitement de eaux usées pour la mettre en conformité avec les normes locales particulièrement « exigeantes » et mettra en œuvre un programme « d’optimisation énergétique ».

« Yan­shan nous permettra de montrer aux autres industriels chinois notre savoir-faire en la matière », a commenté Antoine Frérot aux Echos, indiquant que ce site utilise notamment « 180 000 m3 par heure d’eau de refroidissement, soit l’équivalent, par jour, de la consommation en eau potable de 25 millions d’habitants ».

Cette « eau sera au maximum recyclée, réutilisée et nous ferons aussi économiser à Sinopec 23 millions d’euros sur sa facture énergétique annuelle », a également précisé le dirigeant.

« Ce contrat confirme que le secteur du raffinage pétrolier peut parfaitement poursuivre son activité tout en s’engageant à réduire significativement son impact sur l’environnement », a enfin commenté Antoine Frérot, cité dans le communiqué du groupe.

Image : Veolia

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