Crise pétrolière : l’ingénierie française Oil&Gas veut mobiliser autour d’un plan d’actions

2017-06-28T19:55:11+00:00

L’ingénierie française de l’Oil&Gas a perdu 20 % de ses effectifs entre 2014 et 2016 et ne compte désormais plus que 52 800 collaborateurs sur le territoire national, selon une étude réalise par EY. L’organisation professionnelle de l’ingénierie, Syntec-Ingénierie, va soumettre au gouvernement un plan d’actions qui vise à renforcer les compétences des salariés et accompagner la diversification des entreprises.

La baisse drastique des investissements dans l’amont pétrolier et les politiques de réduction des coûts, liées à la chute des prix du pétrole, ont impacté durablement le secteur de l’ingénierie française « majoritairement orientée vers les projets complexes et coûteux dans le monde », analyse l’étude menée au cours du 1er semestre 2017 par EY pour le compte de l’Observatoire paritaire des métiers du numérique, de l’ingénierie, des études et du conseil (OPIIEC).

Pour s’adapter au contexte de la crise pétrolière, « les entreprises d’ingénierie françaises Oil & Gas ont engagé des processus de restructuration », rappelle David Fleszar, président du bureau Industrie & Energie de Syntec-Ingénierie.

« La reconnaissance dont jouit notre profession, notamment dans la supervision des projets complexes, est un atout fort que nous devons pleinement exploiter dans la compétition mondiale », poursuit celui qui est par ailleurs vice-président Opérations (Paris Operating Centre) chez TechnipFMC. « Il est crucial cependant de préserver dans le même temps les compétences plus classiques d’ingénierie Oil & Gas » qui « si elles ne sont pas sollicitées aujourd’hui, le seront demain dès le redémarrage de la demande ».

« Les cinq prochaines années seront décisives pour les entreprises françaises de l’Oil&Gas », insiste de son côté Nicolas Jachier, président de Syntec-Ingénierie.

Quelle que soit l’évolution du prix du baril, « il est essentiel de favoriser le redémarrage de l’activité de ces entreprises et de les accompagner dans un changement de modèle économique », poursuit le responsable de la fédération professionnelle. « Cela ne peut se faire sans une mobilisation collective forte ».

C’est la raison pour laquelle Syntec-Ingénierie va soumettre prochainement aux pouvoirs publics un plan d’actions opérationnel. Le premier objectif de ce plan est d’adapter les compétences des collaborateurs des entreprises. Cela passe notamment par la mise en place de dispositifs renforcés d’accompagnement par la formation (assouplissement des règles de financement, formation aux nouveaux marchés, renforcement du tutorat…).

Le second objectif est d’accompagner la diversification des entreprises d’ingénierie de l’Oil&Gas « sur des filières en croissance », d’encourager les investissements liés à la maintenance à grande échelle « et au remplacement des actifs de production », ou encore de « favoriser le déploiement des nouvelles technologies » en intégrant ce dernier au fonds « Industrie du Futur » piloté par BpiFrance.

Image : TechnipFMC

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