Cuba : des experts américains s’informent sur le potentiel pétrolier

2015-05-07T12:01:07+00:00

Cuba a fourni, pour la première fois, des informations techniques sur son potentiel d’exploitation pétrolière à des experts américains, alors que l’île communiste et les Etats-Unis ont amorcé un rapprochement historique, a rapporté l’AFP.

« Nous avons des invités américains qui participent avec nous à la 6e Convention cubaine des sciences de la Terre, à La Havane », a déclaré Pedro Sorzano, directeur des activités de l’entreprise pétrolière d’Etat Cupet, en conférence de presse. Lors de cette convention, la compagnie publique a présenté un résumé technique sur le potentiel de la zone cubaine située dans le Golfe du Mexique, ouverte aux investissements étrangers.

« Les participants en provenance des Etats-Unis sont des Américains venant surtout d’entités privées », a également indiqué Pedro Sorzano, sans préciser s’il s’agissait de groupes pétroliers ou d’entités scientifiques. « Mais nous n’avons pas encore trouvé d’entreprise (américaine) intéressée par la recherche de pétrole dans les eaux cubaines, a-t-il reconnu. Nous y travaillons, mais nous n’avons pas encore trouvé« .

Pour rappel, les Etats-Unis ont amorcé en décembre dernier un rapprochement avec La Havane, et le président Obama espère lever l’embargo de 1962 qui interdit aux entreprises américaines toute activité commerciale à Cuba.

Le résumé présenté par Cupet a rappelé les années de travail mené avec divers groupes étrangers dans le Golfe du Mexique, notamment les trois forages réalisés en 2012, qui s’étaient tous soldés par des échecs. Selon l’expert cubain Jorge Piñon, de l’Université de Texas (Austin), et ex-président de la compagnie pétrolière Amoco Oil Latinoamerica, cité par l’AFP, « Cupet a réalisé un excellent travail de rassemblement de l’information, pour réaliser désormais des prospections plus adéquates ».

La zone économique cubaine du Golfe du Mexique, de 112 000 km2, a été divisée en 59 blocs, dont 22 ont fait l’objet de contrats avec des entreprises de Norvège, Espagne, Inde, Venezuela, Vietnam, Malaysie, Angola et Russie. Mais, selon les autorités locales, seulement trois sociétés étrangères sont toujours présentes : PDVSA (Venezuela), Sonangol (Angola) et Zarubezhneft (Russie).

Source : AFP.

 

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