Des experts voient le prix du baril à la hausse d’ici 10 ans

2016-02-11T12:49:04+00:00

L’École de Management de Grenoble (GEM) a publié en février 2015 un Baromètre du marché de l’énergie, présentant les fruits d’une enquête réalisée par des étudiants auprès de 90 experts du secteur des énergies. Selon le résultat de leur étude, les trois quarts des experts interrogés estiment que le baril dépassera à nouveau les 100 dollars dans moins de 10 ans. Plus précisément, 43% des experts sondés voient ce retour d’ici trois à cinq ans et 27% d’ici six à dix ans.

« La demande croissante des économies émergentes et des inquiétudes sur les investissements à consentir pour compenser le baisse de production des champs existants, induisent une pression à la hausse du prix du pétrole« , explique le rapport en se basant sur les perspectives de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui prévoit un retour du prix du baril à 80 dollars d’ici 2020. « La plupart des avis exprimés sont alignés sur les projections de l’AIE et prévoient une modeste augmentation du prix du pétrole » d’ici fin 2016, à 55 dollars le baril. « La grande majorité des experts ne pense pas que le faible prix actuel du pétrole va se poursuivre et attend un retour à des niveaux supérieurs à 100 dollars d’ici 10 ans.« 

Le prix du pétrole et du gaz en hausse d’ici 5 ans

En revanche, 11% des experts sondés n’envisagent pas un retour à un baril supérieur à 100 dollars avant la fin du siècle. Autre facteur qui pourrait permettre de voir le prix du baril repartir à la hausse, « certains [experts] pensent que des politiques climatiques et de qualité de l’air renforcées peuvent avoir une part dans le soutien des prix du pétrole. » Le rapport explique également que les spécialistes du secteur de l’énergie sondés pensent que les prix du pétrole et du gaz resteront stables à court terme mais devraient augmenter d’ici cinq ans.

Toujours en se basant sur les résultats de leur enquête, les étudiants de la GEM concluent aussi que « le faible prix actuel du pétrole brut a un impact négatif sur le montant des investissements dans les énergies renouvelables. » Dans le détail, une majorité d’experts estime que les volumes d’investissements vont diminuer pour la production de chaleur (49%), pour les biocarburants (49%) et sur l’efficacité énergétique (46%). Néanmoins, il n’y aura pas selon les experts d’effets sur la production d’électricité verte (55%), sur l’énergie nucléaire (74%) et sur les centrales électriques au gaz (52%).

Romain Lambic

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