Des modèles pour mieux comprendre les gaz de schiste

2016-01-29T19:25:57+00:00

L’exploitation des gaz de schiste suscite bien des convoitises, mais la méthode d’extraction par fracturation hydraulique inquiète. Afin de développer des techniques moins dommageables pour la planète, les chercheurs ont besoin de modèles et de simulations validés par l’expérience et capables de restituer la complexité de ces structures géologiques.

Dans cette optique, des modèles moléculaires de kérogène, dont la dégradation engendre le gaz de schiste, ont été développés par des chercheurs de l’Unité mixte internationale CNRS/MIT « Multi-Scale Materials Science for Energy and Environment » et de l’Institut de sciences des matériaux de Mulhouse (CNRS/Université de Haute-Alsace).

De tels modèles, établis à partir des propriétés du kérogène déterminées expérimentalement, permettent de sonder le comportement de cette matière organique. Ces travaux sont publiés sur le site de la revue Nature Materials le 1er février 2016.

Focus sur l’origine pour les gaz de schiste 

Le pétrole et le gaz naturel se forment suite à la dégradation du kérogène, lui-même issu de la décomposition de matières organiques. Si le processus peut donner naissance à des gisements conventionnels, il peut également apparaître au sein d’ensembles très hétérogènes comme les schistes. Le kérogène se retrouve alors compressé au milieu de roches un million de fois moins perméables que dans les réservoirs d’hydrocarbures conventionnels. Les conditions de température, de pression et de maturation y restent très mal connues, ce qui limite pour l’instant l’exploitation des gaz qu’ils contiennent à la technique d’extraction dite de fracturation hydraulique.

Source CNRS

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