Ecoslops : première vente de carburant marin produit à partir de résidus pétroliers

2015-11-30T15:57:31+00:00

ECOSLOPS site production Sinés Portugal 351 - copie 72 dpiEcoslops a réalisé une première vente de 1 000 tonnes de carburant marin produit à partir de résidus pétroliers. Le premier site industriel de cette PME française, implanté à Sinés (Portugal), permet de produire du MDO (Marine Diesel Oil) répondant aux caractéristiques techniques de la norme ISO 8217.

Créée en 2009 par Michel Pingeot, Ecoslops a développé une technologie, dénommée P2R, qui permet de transformer les résidus pétroliers issus du transport maritime (slops) en nouveaux carburants marins recyclés. Ce procédé P2R a été mis au point par Heurtey Petrochem dans les années 2000, alors que Michel Pingeot était le dirigeant de cette société spécialisée notamment dans les fours pour les procédés du raffinage et la pétrochimie.

Le site de Sinés (photo), au Portugal, peut traiter annuellement près de 30 000 tonnes de résidus hydrocarburés provenant du transport maritime : sludges produits dans la salle des machines lors de la purification des carburants utilisés par les navires, bilge waters (eaux de cale polluées contenant un mélange de fioul, d’eau, de fuites d’huile et d’huile de graissage), et les eaux de ballast (eaux de nettoyage des cuves des tankers).

L’approvisionnement de l’unité de Sinès est assuré par « l’exclusivité de la collecte des déchets hydrocarburés sur ce port portugais (…), un accord de partenariat avec MSC, deuxième armateur mondial de porte-conteneurs ainsi que l’importation de slops émanant d’autres ports européens », précisait Ecoslops lors de l’inauguration de son premier outil industriel, en juin dernier.

Après une première importation d’une cargaison de 3 200 tonnes de slops en provenance d’Europe du Nord, la PME vient ainsi de procéder à l’importation d’une seconde cargaison, de 3 000 tonnes.

Pour ce qui est du procédé industriel, Ecoslops explique qu’une fois collectés, les slops sont pré-traités par décantation et centrifugation à haute vitesse. La fraction hydrocarburée fait alors « l’objet d’un raffinage optimisé à travers une colonne de distillation sous vide, associée à un procédé « overflash », qui permet de produire jusqu’à 80 % de carburant marin recyclé », poursuit-elle.

Cette première cargaison de 1 000 tonnes de carburant marin a été achetée par un opérateur européen spécialiste de bunkers maritimes, précise également Ecoslops.

Image : Ecoslops

 

 

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