EDF « MOX » entièrement le Blayais

2013-06-03T10:48:13+00:00

EDF a été autorisée, par décret publié dans le Journal Officiel (JO) du 30 mai, à utiliser du combustible MOX (oxyde mixte d’uranium et de plutonium) pour les réacteurs n°3 et 4 de la centrale du Blayais (2×900 MWe). Ce combustible alternatif, qui réutilise le plutonium issu de la combustion de l’uranium enrichi, était déjà consommé par les deux premières tranches de la centrale girondine.

22 réacteurs « moxés » en France

EDF a déposé sa demande auprès des autorités compétentes en avril 2010. Après le feu vert environnemental, et une enquête publique fin 2011, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a finalement émis un avis favorable en octobre 2012. L’ASN a notamment considéré « que l’expérience acquise depuis 1987 sur l’utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n’a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l’uranium enrichi », souligne le ministère. Avec cette autorisation, 22 réacteurs, sur 58 que compte le parc français, sont autorisés à utiliser du MOX. L’annonce a naturellement déplu aux groupes écologistes qui considèrent qu’en cas d’accident, le combustible MOX présente plus de risque que l’uranium enrichi.

Fermeture de Fessenheim « possible »

Par ailleurs, Le pdg d’EDF, Henri Proglio, a reconnu mercredi que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim était « techniquement et juridiquement possible ». Des mots importants alors que l’hypothèse d’une fermeture en 2016, comme promis par le candidat François Hollande, semblait s’éloigner. Pour des raisons réglementaires d’abord. L’ancien président de l’ASN, André-Claude Lacoste, avait estimé à la fin de son mandat qu’une telle procédure nécessiterait entre 3 et 4 ans pour être menée à bien, ce qui rendait hypothétique une fermeture dès 2016. « On a déjà tellement dit de choses que je pense inutile de revenir sur ce sujet là », a ensuite éludé, comme à son habitude, Henri Proglio. Se joue en effet entre le gouvernement et l’entreprise publique un bras de fer sur un possible dédommagement du premier électricien au monde, qui avait obtenu de l’ASN, sous réserve de travaux, une autorisation d’exploitation jusqu’en 2022-2023. Des chiffres en milliards sont évoqués mais EDF reste très discret sur cette question.

 

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