Engie annonce la fin de ses investissements dans le charbon

2015-10-16T11:43:08+00:00

A quelques semaines de la COP21, le groupe énergétique français a annoncé sa décision de ne plus construire de nouvelles centrales à charbon. Les projets d’investissements en cours, en Afrique du Sud et en Turquie, sont donc abandonnés. Selon Gérard Mestrallet, le p-dg du groupe, il s’agit d’un choix tout à la fois « économique et écologique ».

 » Comme nous croyons fermement (…) que le prix du carbone va se raffermir, les investissements dans les centrales à charbon fortement émettrices seront pénalisées », explique Gérard Mestrallet dans une interview à nos confrères du quotidien Le Figaro publiée le 14 octobre. « Les conditions sont donc réunies pour que nous prenions cette décision, à la fois économique et écologique, de ne plus construire de centrale à charbon ».

Si les projets dans lesquels Engie a des engagements fermes « seront honorés », ceux qui n’étaient pas encore contractualisés « sont de facto interrompus », confirme le dirigeant. Cela concerne notamment le projet de la centrale de Ada Yumutalik (1320 MW), en Turquie, et celui de la centrale de Thabametsi (600 MW), en Afrique du Sud.

Rendue publique le matin même par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, cette décision avait été confirmée quelques heures plus tard par le groupe.

A fin 2014, Engie exploite 30 centrales à charbon dans le monde, représentant
15 % de ses capacités de production d’électricité, pour 56 % pour les centrales à gaz et 16 % pour l’hydraulique.

« La moitié de nos projets électriques sont aujourd’hui déjà dans le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la biomasse ou la géothermie, qui n’émettent pas ou peu de CO2, dans les énergies renouvelables ou le gaz naturel », poursuit Gérard Mestrallet.

« Nous ne sommes pas les seuls à croire dans l’énorme potentiel du gaz », insiste le p-dg du groupe énergétique, prenant pour exemple la ville de Pékin qui a choisi de remplacer toutes ses centrales à charbon par des centrales à gaz. « Non seulement le gaz représente un gain économique important mais les économies en terme d’émissions de CO2 sont conséquentes ».

Partager