E&P : une chute de 25 % des investissements en 2016, estime le pdg de Vallourec

2016-10-03T12:27:28+00:00

Vallourec-Chairman-Philippe-Crouzet cop. Stéphane RemaelEn 2016, les investissements dans le secteur de l’Oil&Gas vont probablement chuter de 25 %, a estimé Philippe Crouzet, le pdg de Vallourec. Le spécialiste des tubes sans soudures a annoncé la fusion de ses activités au Brésil sous la nouvelle entité baptisée Vallourec Soluçoes Tubulares do Bresil dont il détient 85 % du capital, aux côtés de Nippon Steel et Sumitomo. 

Le secteur du pétrole et du gaz traverse une crise historique comme il n’en avait pas connue depuis quarante ans, a commenté Philippe Crouzet, lors d’un entretien avec nos confrères du quotidien économique Les Echos, diffusé en vidéo le lundi 3 octobre 2016.

Selon le dirigeant du groupe français, les investissements dans le secteur devraient chuter de 25 % en 2016, comme cela a déjà été le cas en 2015 par rapport à 2014, a-t-il rappelé.

Le spécialiste des tubes dans soudures, qui réalise 75 % de son chiffre d’affaires dans le secteur du pétrole et du gaz, avait annoncé en février 2016 la mise en place d’un nouveau plan de restructuration.

La fusion de Vallourec Tubos do Brasil (VBR) et de Vallourec & Sumitomo Metal Tubos di Brasil (VSB) s’inscrit dans ce plan de transformation (…) qui permettra d’accroître sa compétitivité et de renouer avec une rentabilité et une génération de trésorerie solide, a précisé Vallourec dans un communiqué publié ce même jour.

« La part de notre activité dédiée au marché du pétrole et du gaz va rester élevée », a également commenté Philippe Crouzet, au cours de son entretien avec Les Echos. « Nous explorons de nouveaux territoires, mais c’est très long », a poursuivi le dirigeant précisant que le groupe travaillait sur des problématiques liées aux énergies renouvelables, et plus particulièrement l’éolien offshore flottant.

Sur le long terme, « la dynamique du marché de l’Oil&Gas reste plus importante que celle des autres marchés que nous fournissons (…) grâce notamment à la croissance de la demande d’énergie dans le monde », a également indiqué Philippe Crouzet.

« Notre plan de référence, c’est une reprise progressive de l’activité à partir de 2017 », a-t-il ajouté. « On en voit quelques signes en Amérique du Nord mais pas encore dans le reste du monde ».

Image : Vallourec

 

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