FluidSTORY : un projet pour étudier le stockage souterrain de l’énergie sous forme de fluides

2016-07-01T18:14:54+00:00

Opening ceremony of the photovoltaic facility in Bollène, September 16, 2011.Transformer les surplus d’électricité d’origine renouvelable en méthane et les restituer ultérieurement sous forme d’énergie électrique, tel est l’objectif du projet FluidSTORY mené par le BRGM et ses partenaires. Doté d’un budget de 2,1 millions d’euros, ce projet vise notamment à étudier la faisabilité du stockage, dans des cavités salines, de grandes quantités de fluides (oxygène et CO2).

Le stockage massif de l’énergie est l’une des composantes de la transition énergétique, notamment en permettant l’intégration des énergies renouvelables issues de sources intermittentes, comme l’éolien et le solaire, dans les réseaux.

L’une des pistes les plus prometteuses est de transformer cette énergie électrique pour la stocker sous forme de fluides, explique le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dans un communiqué publié le 1er juillet 2016.

Selon le projet porté par le service géologique national, la solution tient dans le concept EMO, pour Electrolyse-Méthanation-Oxycombustion, qui consiste à transformer les surplus d’électricité en méthane. Une opération qui se déroule en plusieurs étapes : tout d’abord, la production d’hydrogène et d’oxygène par électrolyse de l’eau ; ensuite, la production de méthane par réaction de l’hydrogène avec du CO2 ; et enfin injection de ce méthane dans une turbine pour produire à nouveau de l’électricité.

Les grandes quantités de fluides nécessaires à ce procédé technologique seraient alors stockées en cavités creusées dans les couches profondes de sel, du même type que celles déjà utilisées pour le stockage des hydrocarbures.

Le projet FluidSTORY va donc étudier la faisabilité technique (sécurité et intégrité) du stockage de l’oxygène et du CO2 nécessaires au concept EMO dans de telles cavités, ainsi que les conditions qui doivent être satisfaites à moyen-long terme (2030-2050), en France, pour atteindre la rentabilité énergétique et économique de cette solution de stockage, poursuit le communiqué déjà cité.

Doté d’un budget de 2,1 M€ pour une durée de quatre ans, ce projet est cofinancé par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Il est coordonné par le BRGM, qui assurera aussi les travaux d’inventaires géologiques et ceux liés à la sécurité et aux risques, et regroupe également Armines (thermodynamique et géochimie), X-LMS Ecole Polytechnique (thermomécanique, simulation et expérimentation), Brouard Consulting (thermomécanique), Geostock (géotechnique), Geogreen (stratégie et économie) et Areva H2Gen (électrolyse).

Enfin, les groupes Air Liquide et Engie seront membres du comité d’industriels chargé d’assurer le suivi des travaux du projet.

Image : Engie

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