François Hollande ne veut pas de renationalisation

2014-05-07T10:27:09+00:00

Invité ce 6 mai par notre confrère Jean-Jacques Bourdin sur BFM, le président de la République a poursuivi sa grande campagne de communication pour inaugurer les trois dernières années de son mandat. S’il a beaucoup été question d’emploi et d’impôts, le chef de l’Etat a également donné son point de vue sur le dossier Alstom.

Pas de renationalisation

D’emblée, François Hollande affirme n’avoir été au courant d’aucune négociation entre les deux groupes : « Je l’ai appris quand le pdg lui même en a convenu ». Il aurait alors demandé au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et non de l’Energie, Ségolène Royal, de retarder l’accord. Une intervention justifiée par le Président : « L’Etat fait de la commande publique à Alstom. Il a donc la légitimité de faire en sorte que les offres soient enrichies pour l’emploi en France ». Et de juger que « l’offre (de GE) n’est pas suffisante, donc pas acceptable ». Pour autant, le chef de l’Etat s’est refusé à pencher pour l’un ou l’autre des deux prétendants officiels, contrairement à son ministre la semaine précédente. L’alternative de la nationalisation partielle, semble quant à elle écartée : « Ce n’est pas une hypothèse. Aujourd’hui je préfère enrichir les offres existantes ». Une manière de douchée les espoirs des syndicalistes qui espéraient une renationalisation d’Alstom comme en 2004, lorsqu’un certain Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, avait négocié auprès de Bruxelles la prise de participation de l’Etat. Ce dernier revendra ses parts à Bouygues deux ans plus tard en empochant au passage une jolie plus-value de 1,26 milliard d’euros.

Le comité ad hoc mis en place par le conseil d’administration d’Alstom doit rendre son avis fin mai.

 

 

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