Fusions-acquisitions : hausse attendue des transactions dans l’O&G en 2016

2016-04-25T18:34:36+00:00

VisundAprès une année 2015 en demi-teinte, 2016 sera « une année charnière » pour les opérations de fusions-acquisitions dans le secteur du pétrole et du gaz, avance une étude réalisée par le cabinet A.T. Kearney. Dans une période de coupes « drastiques » dans les investissements et les coûts, la cession d’actifs est l’un des éléments « du retour à l’équilibre des bilans ».

« Nous prévoyons une importante hausse des actifs et des entreprises à vendre dans le secteur pétrolier et gazier : cela représente de nombreuses opportunités pour les potentiels acheteurs », indique Antoine Rostand, associé Senior au sein de la practice Energie du cabinet A.T. Kearney, cité dans un communiqué publié le 25 avril.

« Les coupes dans les projets d’investissements et les réductions de coûts sont drastiques », poursuit-il. « L’impératif pour survivre aujourd’hui est le retour à l’équilibre des bilans, notamment via l’injection de liquidités par les actionnaires, le refinancement de la dette et la cession d’actifs ».

Peu de fusions-acquisitions ont eu lieu en 2015 dans le secteur pétrolier et gazier, avec seulement quelques super-transactions telles que l’achat de BG Group par Royal Dutch Shell pour 81,5 milliards de dollars, estime le cabinet de conseil en stratégie.

Si la « récente volatilité des prix du brut a créé de fortes disparités entre le prix demandé par les vendeurs et le prix que les acheteurs sont prêt à payer, retardant de ce fait les décisions de fusions-acquisitions », l’année 2016 devrait « voir converger les vues entre les deux parties ».

Et si « le nombre d’acheteurs potentiels est aujourd’hui réduit, ceux qui ont les capacités financières requises ont une belle fenêtre d’opportunités », précise Antoine Rostand.

Ainsi, « les entreprises, y compris certaines compagnies nationales, pourraient profiter de ce contexte difficile pour sécuriser leur accès aux ressources naturelles ou étendre le champ de leurs opérations en pénétrant sur le marché US ; les investisseurs financiers, eux, pourraient accélérer le rythme de leurs opérations, notamment dans les services ».

Dans tous les cas, si une hausse des prix du pétrole devaient survenir et se maintenir « ne serait-ce que sur deux trimestres, le nombre de deals devrait croître de manière conséquente ».

Image : Statoil

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