Gaz Européen en ordre de bataille pour la fin des TRV

2014-04-04T12:03:21+00:00

Avec la fin programmée des tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz aux clients non-domestiques, les fournisseurs alternatifs se mettent en ordre de bataille pour essayer de faire vaciller l’hégémonie de l’opérateur historique, qui approvisionne plus de 80% du marché. Premier défi des concurrents de GDF Suez, informer des consommateurs peu au fait de l’obligation de choisir un fournisseur, au risque de se voir couper le gaz.

La fin des TRV

La fin des TRV pour les clients non-domestiques était écrite dans le processus d’ouverture du marché hexagonal effectif depuis… 10 ans. Mais à l’image de l’électricité, les fournisseurs alternatifs éprouvent toutes les peines à concurrencer l’opérateur historique. C’est finalement la loi sur la consommation, dite loi Hamon, publiée au Journal Officiel le 18 mars 2014 dernier qui a mis fin aux TRV, considérés comme un obstacle à la libéralisation. Les consommateurs devront souscrire un contrat en offre de marché sous peine de se voir à terme couper la fourniture. Les dates d’application effective sont :
– Mi-2014 pour les très gros clients directement raccordés au réseau de transport,
– Au 1er janvier 2015 pour une consommation supérieure à 200 MWh par an,
– Au 1er janvier 2016 pour un niveau de consommation supérieur à 150 MWh par an pour les copropriétés et 30 MWh pour l’ensemble des sites.
Tous les consommateurs consommant plus de 200 MWh de gaz naturel par an devront choisir entre l’opérateur historique ou l’un de ses concurrents.

Objectifs ambitieux

C’est le cas de Gaz Européen, un fournisseur fondé il y a 10 ans par Yann Robin et Luc-Marie Greslé avec l’appui du groupe d’énergie Delostal & Thibault. Il est spécialisé dans la fourniture de gaz aux copropriétés, le secteur tertiaire (banques, maisons de retraite ou cliniques médicales) et public (bailleurs et collectivités). Avec un portefeuille de 5 000 sites desservis (4 TWh/an) et un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros (contre 8 M€ en 2010), la société a des ambitions. « La fin des tarifs réglementés et les conditions du marché gazier sont des éléments favorables à notre développement », explique Luc-Marie Greslé. Gaz Européen (qui n’est pour l’instant actif qu’en France) vise un doublement des sites (5 000 à 10 000) et un chiffre d’affaires de 150 M€ en 2014.

La société propose deux offres :
– L’offre prix indexés sur les tarifs réglementés du particulier. Avec la fin de ces derniers, Gaz Européen conservera la méthode de calcul publiée par la CRE et garantira une remise constante sur ces tarifs (jusqu’à 10%). En revanche, elle est sujette aux variations de marché. Le contrat est d’une durée de 1, 3 ou 5 ans avec tacite reconduction.
L’offre prix fixe sur une période de 1, 2 ou 3 ans en fonction d’achats fermes sur le marché du gaz dans le futur.

Par ailleurs, la société propose une offre éco-énergie ayant pour objectif de mesurer les consommations et d’offrir un service de conseil : « Il y a une vraie méconnaissance de ces sujets parmi nos clients alors que le potentiel d’économie est énorme. Rendez-vous compte, pour un site de 100-120 immeubles, c’est entre 500 000 et 1 million d’euros qui peuvent être économisés tous les ans ! « . En l’espèce, la Réglementation thermique 2012 (RT 2012) est vue comme favorable pour l’usage du gaz naturel pour le chauffage dans les constructions neuves.

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