GDF Suez fait un pas de plus dans le nucléaire anglais

2014-07-02T15:54:23+00:00

GDF Suez et Toshiba ont confirmé lundi la constitution de leur joint-venture NuGeneration (NuGen) qui sera chargée de la construction de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération en Grande-Bretagne. Le projet « Moorside », c’est son nom, prévoit l’installation de 3,4 gigawatts à Sellafield, dans le comté de Cumbria (nord-ouest de l’Angleterre). La joint-venture a assez logiquement choisis trois réacteurs AP-1000 de fabrication Westinghouse, filiale du groupe japonais.

FID en 2018

GDF Suez

GDF Suez

La joint-venture sera détenue à 60% par Toshiba et à 40% par GDF Suez, comme l’avaient annoncé les deux groupes en janvier. La décision finale d’investissement est attendue en 2018, pour une mise en service à partir de 2024.  Au départ, GDF Suez était allié à l’espagnol Iberdrola, qui a finalement cédé les 50% qu’il détenait dans la co-entreprise à Toshiba qui de son côté a pris 10% à GDF Suez, le tout pour un montant de 102 millions de livres (123 millions d’euros). L’arrivée en force de Toshiba s’est tout naturellement traduite par le choix des réacteurs à eau pressurisée AP-1000 de sa filiale Westinghouse, au détriment de l’EPR du groupe français Areva. Le groupe français a cependant réussi à accéder au marché du Royaume-Uni, dans le cadre du partenariat avec EDF pour construire deux réacteurs à Hinkley Point, dans le sud-ouest anglais (voir notre article ici).

Le Royaume-Uni, de loin le marché le plus dynamique en Europe pour l’énergie nucléaire, mise sur l’atome pour réduire son empreinte carbone. Quand il sera pleinement opérationnel, le site sera en mesure de fournir environ 7% de la demande future d’électricité du pays, et d’alimenter 6 millions de foyers en électricité, assure les deux partenaires.

 

 

 

Pour GDF-Suez, cet accord avec Toshiba a l’avantage d’alléger le montant de ses investissements, dans une période de vaches maigres pour les énergéticiens européens.

Il illustre également la confirmation d’une nouvelle tendance, qui voit les constructeurs de réacteurs entrer au capital des projets pour assurer le montage financier, Areva ayant lui pris 10% du projet d’EDF à Hinkley Point.

 

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