GDF Suez poursuit dans le GNL

2014-06-23T15:30:56+00:00

GDF Suez a annoncé ces derniers jours plusieurs informations relatives à ces projets de gaz naturel liquéfié. Le groupe dirigé par Gérard Mestrallet confirme ainsi son intérêt pour cette branche d’activité, notamment aux Etats-Unis, où la compagnie à reçu le feu vert des autorités américaines pour son projet d’usine de liquéfaction Cameron LNG.

Gaz américain

Cameron LNG a reçu l’autorisation finale de la Commission Fédérale de Régulation de l’Energie américaine (FERC), qui permet de construire et exploiter des installations de liquéfaction et d’exportation de gaz naturel sur le terminal d’importation existant. Cette décision est l’ultime étape du processus règlementaire, avant l’accord final du ministère américain de l’Energie, pour exporter vers les pays non-signataires d’un accord de libre échange avec les Etats-Unis. La décision finale d’investissement, prochaine étape du projet, est attendue dans un futur proche. « Nous sommes très heureux que Cameron LNG ait franchi avec succès cette étape règlementaire. Nous nous préparons pour la décision finale d’investissement à venir qui fera passer l’exportation du GNL américain du concept à la réalité », s’est félicité Gérard Mestrallet. En mai 2013, GDF Suez a signé en mai 2013 un accord de joint-venture avec Sempra, Mitsubishi et Mitsui pour développer le projet, ainsi qu’un contrat de liquéfaction avec Cameron LNG. Selon ces accords, GDF Suez détiendra 16,6 % dans le projet et disposera d’une capacité de liquéfaction de 4 millions de tonnes par an (mtpa), lui permettant d’atteindre un portefeuille d’approvisionnement en GNL de 20 mtpa en 2020. La production commerciale de Cameron GNL est attendue en 2018.

Un gaz américain qui devrait prendre la direction de l’Asie, et pourquoi pas l’Indonésie. GDF Suez a en effet annoncé également la signature d’un nouveau protocole d’accord de coopération avec la société Perusahaan Gas Negara (PGN), principal acteur gazier indonésien dans le domaine du transport et de la distribution de gaz naturel. Cet accord porte sur une étude de faisabilité pour un projet de terminal méthanier on-shore situé dans le nord de Java. Ce présent accord fait suite à un précédent, signé en février 2014, qui comporte également des perspectives de coopération dans le domaine de la formation aux techniques gazières des collaborateurs de PGN, en France et en Indonésie.

Seule ombre au tableau, le groupe à gelé son projet d’usine flottante en Australie en raison de coûts trop élevés. GDF Suez, opérateur (60 %) et le groupe australien Santos (40 %) ont ainsi annoncé vouloir étudier d’autres options potentielles de développement pour le projet Bonaparte LNG, en plus du concept de liquéfaction flottante, pour les gisements gaziers offshore de Petrel, Tern et Frigate, situés à 250 kilomètres à l’ouest de Darwin. Ces options intègrent une connexion par gazoduc jusqu’à Darwin. « La technologie de la liquéfaction flottante, bien qu’ayant démontré de grandes qualités lors des études de conception (pré-FEED), ne répond pas aujourd’hui à toutes les exigences économiques requises par les partenaires pour le développement de ces gisements, même si leur potentiel a été confirmé lors de la phase d’appréciation », indique le consortium.

 

 

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