GDF Suez veut accélérer sa transformation

2015-01-19T16:31:50+00:00

Isabelle Kocher, numéro deux de GDF Suez, a été chargée de formuler des propositions pour accélérer la transformation du groupe « afin de lui permettre de faire face à un secteur de l’énergie en plein bouleversement », a indiqué mardi 6 janvier le p-dg, Gérard Mestrallet, a rapporté l’AFP. Ces propositions, attendues dans le courant de cette année 2015, visent à « améliorer encore l’efficacité du groupe et identifier les leviers permettant d’accélérer cette transformation ».

« Au fond, le projet principal pour 2015, c’est bien cela : c’est de réussir la transformation de GDF Suez pour faire face à ce monde de l’énergie qui est en plein bouleversement. La hausse de la demande mondiale d’énergie, la nécessité de réduire fortement les émissions de CO2, tout cela impose de transformer la façon dont l’énergie est produite, distribuée et consommée », a-t-il ajouté.

« Ce glissement du monde ancien d’une énergie produite de manière centralisée par de grands opérateurs, au monde nouveau, où l’énergie est décentralisée, décarbonée et numérisée, avait contraint GDF Suez à déprécier fortement en 2013 des actifs de production d’électricité et de stockage de gaz en Europe », a rappelé le dirigeant. Le groupe avait alors réorienté sa stratégie avec l’ambition de devenir le leader de la transition énergétique sur le Vieux Continent et l’énergéticien de référence dans les pays à croissance rapide, dont les besoins en énergie sont très dynamiques.

Cependant, « la transformation de GDF Suez ne passera pas par une acquisition transformante », a indiqué Gérard Mestrallet. « Nous n’en avons pas besoin ». Outre des développements industriels et organiques, le groupe prévoit néanmoins de 2 à 3 milliards d’euros d’acquisitions par an sur trois ans, financées grâce à des cessions d’actifs.

Par ailleurs, « la chute des cours du pétrole, sur lesquels les prix du gaz sont partiellement indexés, n’entraînera pas de nouvelles dépréciations d’actifs pour GDF Suez », a assuré M. Mestrallet. « Nous sommes un producteur de gaz qui, lorsqu’il y a du pétrole dans des gisements, produit aussi du pétrole. Donc à ce titre-là, cette activité de GDF Suez va être, évidemment, légèrement impactée, mais cela ne nous amène aujourd’hui ni à déprécier les projets existants ni à interrompre les projets qui ont été lancés, comme l’usine de liquéfaction de gaz Cameron LNG aux Etats-Unis ».

Source : AFP

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