Géothermie profonde : ES inaugure la centrale de Soultz-sous-Forêts

2017-01-09T15:29:25+00:00

centrale-de-geothermie_soultz-1L’énergéticien ES a inauguré la mise en production industrielle du site géothermique de Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin). Dédié pendant trente ans à la R&D dans le domaine de la géothermie profonde, ce site dispose désormais d’une capacité de production de
12 GWh d’électricité par an. 

Lancé en 1985, le site laboratoire de Soultz-sous-Forêts a notamment permis de mettre au point la technique EGS (Enhanced Geothermal System, ou Système Géothermal Activé), « une exclusivité mondiale permettant d’ouvrir la voie aux projets de géothermie en bassin d’effondrement », explique ES (ex-Electricité de Strasbourg, filiale d’EDF), dans un communiqué publié le 23 septembre 2016.

Cette technique d’exploitation « sans fracturation et en totale étanchéité avec le sous-sol et la nappe phréatique, a depuis été adoptée par plusieurs projets de géothermie profonde en France et à l’international, en Europe notamment », poursuit l’énergéticien.

En juin 2016, ES avait ainsi inauguré la centrale de géothermie de Rittershoffen (Bas-Rhin) qui alimente en chaleur le process industriel de l’usine d’amidon du groupe Roquette, implantée à Beinheim.

Financé par des fonds publics français (Ademe), allemands et européens, et piloté par un GEIE (Groupement européen d’intérêt économique), comptant notamment ES et la société allemande EnBW Energie Baden-Württemberg AG, le site laboratoire de Soultz-sous-Forêts avait « confirmé l’existence, à 3 500 mètres de profondeur, d’une importante ressource d’eau géothermale à près de 200°C présente dans des zones de roche naturellement faillées », explique le communiqué déjà cité.

Après 18 mois de travaux et 8 millions d’euros d’investissement, le site est entré en production industrielle en juin 2016. Disposant d’une puissance électrique de 1,7 MW, il utilise de l’eau géothermale à 165°C à un débit de 35 litres par seconde.

Sa capacité de production est de 12 000 MWh électriques par an, correspondant à la consommation électrique d’environ 2 400 logements et permet d’éviter l’émission de 950 tonnes/an de CO2.

Image : ES

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