GNL carburant : des besoins dès 2020 dans les ports maritimes et dès 2025 dans les ports fluviaux

2016-09-02T13:10:26+00:00

2016_05_11_AIDAprima_Une_premiere_en_France[1]_Page_1_Image_0002Selon une étude réalisée par l’Association française du gaz (AFG), le marché français du soutage GNL pourrait représenter entre 0,3 et
1 million de tonne par an, à l’horizon 2030. La chaîne logistique s’appuiera sur les terminaux méthaniers situés sur chacune des façades maritimes françaises, précisent les acteurs de la filière. 

Les scénarios étudiés font apparaitre des besoins en GNL carburant dans tous les ports français du réseau central RTE-T (réseaux transeuropéens de transport), dès 2020 pour les ports maritimes et dès 2025 pour les ports intérieurs, précise le document publié par l’AFG le 1er juillet 2016.

Pour ce qui est des volumes, les soutes GNL représenteraient à l’horizon 2030, entre 0,3 (scénario « socle ») et 1 Mt/an (scénario « optimiste »), soit l’équivalent de 5 à 15 cargaisons de méthaniers standards. Si ces quantités, qui représentent 20 à 70 % du marché actuel des soutes en France, sont « significatives », elles « sont bien inférieures à 10 % des capacités des terminaux français à cet horizon », insiste l’étude.

En termes de calendrier, les paquebots de croisière devraient être les premiers utilisateurs de ce GNL maritime. D’ailleurs, le premier avitaillement en GNL en France, a eut lieu au début du mois de mai 2016, au Havre (image ci-dessus).
En termes de quantités, les activités les plus prometteuses sont les grands porte-conteneurs deep sea (haute mer) en usage principalement sur les lignes Europe-Asie.

Pour ce qui est des solutions de soutage, elles s’appuieront sur les terminaux GNL en place à Marseille-Fos, Montoir et Dunkerque, et situés sur chacune des façades maritimes françaises, poursuit l’étude de l’AFG.

Le soutage par camion-citerne (Truck to Ship), dite « LNG Easy », est « rapide et facile à mettre en œuvre et ce, à moindre coût » dans un périmètre de plusieurs centaines de kilomètres autour des terminaux GNL. Pour les navires de croisière et les porte-conteneurs deep sea, l’avitaillement nécessite un navire ou une barge de soutage (Ship to Ship). « L’investissement de départ se chiffrera alors en dizaines de millions d’euros », indique l’étude.

Dans tous les cas, le déploiement d’une offre de GNL carburant est aussi une opportunité pour l’activité portuaire et un élément d’attractivité pour les ports français, insistent les acteurs de la filière, rappelant que « les ports européens sont en compétition les uns avec les autres ».

Mais, pour favoriser son déploiement, la filière GNL maritime « a besoin d’être accompagnée », concluent les professionnels du secteur qui mettent en avant plusieurs mesures « prioritaires » comme l’adaptation des règlements portuaires locaux, un soutien à l’investissement ou encore la mise en place d’une « plate-forme nationale GNL » qui fédérera les acteurs de la filière en vue d’actions concrètes, « à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays européens ».

Rappelons que, selon la Directive 2014/94/UE, chaque Etat membre de l’UE doit élaborer d’ici le 18 novembre 2016, un cadre national pour le déploiement des infrastructures pour carburant alternatif (CANCA) qui devra notamment désigner un nombre approprié de points de ravitaillement en GNL dans les ports maritimes et intérieurs.

Image : Haropa

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