GRTgaz fait le bilan 2013

2014-01-23T11:56:18+00:00

L’année 2013 a été marquée par une légère progression des consommations industrielles de gaz naturel (hors production d’électricité) et des conditions de flux inédites sur le réseau, selon le bilan 2013 de GRTgaz, rendu public le 17 janvier dernier. Le gestionnaire de réseau observe une hausse globale de 1,4 % des consommations de gaz sur son réseau (467 TWh en 2013) par rapport à l’année précédente (461 TWh). En données corrigées du climat, l’évolution des consommations est en recul de 2 % (445 TWh en 2013 Vs 454 TWh en 2012).

Année « froide »

(c) GRTgaz

(c) GRTgaz

L’évolution des consommations de gaz s’explique par une année 2013 globalement plus froide que la normale, avec notamment des températures assez basses tout au long du premier semestre. L’année 2012 avait été au contraire plutôt clémente en dehors d’une période froide concentrée sur le mois de février qui s’était traduite par des pics de consommation de l’ordre de 3 400 GWh/jour. Plus précisément, la consommation des distributions publiques qui alimentent principalement le secteur résidentiel, connaît une hausse de 3,6% en 2013 (310 TWh) par rapport à 2012 (300 TWh). En données corrigées du climat, la consommation des distributions publiques apparaît en recul de 1,9 %, en raison notamment de l’amélioration de l’efficacité énergétique pour les usages chauffages.

La consommation totale des clients industriels raccordés au réseau de GRTgaz est quant à elle en repli pour la deuxième année consécutive (- 2,4 %) avec 157 TWh en 2013 contre 161 TWh en 2012. Cette situation s’explique essentiellement par la poursuite de la baisse significative de la consommation des sites de cogénérations
(- 17 %) et des centrales thermiques au gaz produisant de l’électricité
(- 19 %). Dans un contexte marqué par le fort développement des gaz non conventionnels aux Etats-Unis à l’origine d’une concurrence accrue du charbon en Europe, la consommation des sites de production d’électricité en France a chuté de 50% depuis fin 2011.

Hors production d’électricité, la consommation des industriels directement raccordés au réseau de transport de GRTgaz est en hausse de + 2 % en 2013. Avec une consommation de 129 TWh en 2013, la baisse amorcée fin 2011 en raison de la forte dégradation du climat économique semble en phase de résorption en 2013. Cette légère progression concerne des secteurs comme le raffinage (+ 22 %), le verre (+ 4 %) ou la chimie (+ 3 %).

Un bilan entrées/sorties très contrasté

En 2013, GRTgaz a piloté son réseau dans des conditions de flux inédites marquées notamment par le nouveau recul des entrées de gaz via les terminaux méthaniers (- 19 % !). Le phénomène de report des flux de Gaz naturel liquéfié (GNL) vers des marchés asiatiques et sud-américains plus attractifs se confirme. Entre 2011 et 2013, les importations de GNL ont chuté de 45 % même si la France n’est pas le pays le plus impacté en Europe. Dans le même temps, les entrées terrestres par gazoduc se sont accrues significativement de + 5 %, compensant en volume (+ 23 TWh) la baisse des quantités de GNL (- 21 TWh).

(c) GRTgaz

(c) GRTgaz

D’une manière générale, les sorties depuis le réseau de GRTgaz sont en baisse de 12 % compte tenu de la chute des flux vers l’Italie (- 50 %) alors qu’ils sont orientés à la hausse vers l’Espagne (+ 13 %). Quant au niveau de remplissage des stockages sur le périmètre GRTgaz, il a atteint également un niveau historiquement bas à l’entrée de l’hiver 2013-2014 (- 8 % au 1er novembre 2013 Vs 1er novembre 2012). Une situation qui avait poussé le GRT à avertir ses clients dès le mois de juillet (voir ici). Cette nouvelle donne a eu notamment pour effet d’intensifier les flux du nord vers le sud de la France et d’accroître la saturation des transits entre les zones nord et sud de GRTgaz (+ de 200 jours par an).

Dans ce contexte, GRTgaz a mis en place un mécanisme d’info-vigilance pour prévenir les éventuelles situations de tension sur le réseau. Depuis l’entrée en vigueur de ce mécanisme, 12 jours en vigilance orange ont été signalés entre fin novembre et début décembre 2013, sans conséquence sur l’équilibre général du système.

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