Halliburton admet la destruction de preuves

2013-07-29T10:49:34+00:00

Halliburton Energy Services a accepté de plaider coupable de destruction de preuves en lien avec le désastre de Deepwater Horizon, a annoncé le Département américain à la Justice (DoJ) le 25 juillet. En signant l’accord de culpabilité, la compagnie américaine reconnaît les faits qui lui sont reprochés, et est soumise à l’amende maximum prévue dans ces circonstances : 200 000 dollars. Des voix s’élèvent outre-Atlantique pour dénoncer une condamnation qui ne représente que… 0,0007% de son chiffre d’affaires. Parallèlement Halliburton s’est engagé à verser 55 millions de dollars à la National Fish and Wildlife Fondation.

Simulations

Selon les informations de la Cour, une équipe d’Halliburton se serait rendue sur les lieux du drame pour réaliser une étude post-accidentelle, sous la direction du responsable technologie ciment. L’équipe aurait, grâce à des simulations 3D réalisées par ordinateur, noté des petites différences de relevés laissant penser que British Petroleum n’a pas utilisé tous les matériaux préconisés pour garantir la sécurité du puits. Ces études ont été détruites par le manager du programme. Le DoJ rappelle par ailleurs que les efforts pour récupérer les données originales des ordinateurs à bords de la plateforme ont été vains.

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