HPHT : une doctorante d’IFPEN récompensée pour ses travaux dans le domaine de la corrosion

2015-06-23T10:47:19+00:00

Cécile Plennevaux, doctorante d’IFPEN de 2009 à 2012 et aujourd’hui ingénieure chez Technip, a reçu le 8 juin dernier le « Diplôme d’honneur du Cefracor 2014″. Ce prix, décerné chaque année par le Cefracor (Centre français de l’anticorrosion), distingue la qualité et l’originalité des travaux menés par un jeune chercheur dans le domaine de la corrosion.

Cécile Plennevaux se voit ainsi récompensée pour son travail de thèse intitulé « Étude des risques de corrosion et de rupture différée des aciers en présence d’H2S dans les conditions d’exploration de pétrole et de gaz à haute pression et haute température », précise le communiqué de l’organisme public de recherche.

Cette thèse, menée en collaboration avec Total et dirigée par Marion Frégonèse et Bernard Normand du laboratoire Mateis de l’Insa de Lyon, a été co-encadrée à IFPEN par Jean Kittel et François Ropital. Ces travaux ont « contribué à une meilleure évaluation des risques de rupture différée des aciers en présence d’H2S (SSC, Sulfide Stress Cracking) dans les conditions de plus en plus sévères rencontrées dans l’exploitation des champs de pétrole et de gaz, sous haute pression (HP) et haute température (HT) », ajoute le communiqué.

Pour cela, trois axes de recherche ont été suivis. D’une part, l’amélioration de prédiction des conditions corrosives sous haute pression et haute température, et en particulier pour le calcul du pH in situ. D’autre part, une étude de l’effet de la pression partielle de CO2 (PCO2) sur les réactions de surface et sur les risques de SSC. Et enfin, la mise en œuvre d’essais SSC dans des conditions fixes de pH et de PH2S, en faisant varier PCO2 entre zéro et 100 bar.

« Ces travaux ont montré qu’il peut exister un risque de sous-estimation de la sévérité des milieux dans les pratiques conventionnelles, lorsque PCO2 est significativement plus élevé que PH2S« , précise également le communiqué de l’IFPEN, ajoutant que « dans ces conditions spécifiques, les résultats de ce travail pourront servir à améliorer les critères de choix des matériaux pour exploiter des champs pétroliers présentant des conditions HP/HT ».

Le Cefracor  est né de la fusion en 1989 de l’AIAC (Association des ingénieurs en anti-corrosion) avec le Centre français de la corrosion. Ses principaux partenaires en France sont la FFC (Fédération française pour les sciences de la chimie), la FFM (Fédération française des matériaux) et l’AFNOR.

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