Huit énegéticiens européens lancent un appel d’urgence

2013-05-23T17:45:30+00:00

Les PDG de huit entreprises européennes du secteur de l’énergie (GDF Suez, Enel, E.ON, RWE, Endesa, Gas Terra, Eni et Gas Natural Fenosa) ont lancé mardi 21 mai dans une déclaration commune un appel d’urgence aux dirigeants de l’Union européenne. Ils dénoncent « le manque actuel de visibilité sur les politiques énergétiques et les incertitudes en matière de réglementation » qui entraîneront selon eux la raréfaction des investissements dans le secteur de l’énergie, avec des retombées négatives sur la sécurité de l’approvisionnement, l’emploi et la relance de l’économie européenne.

Un Conseil européen majeur

Cette prise de parole publique a lieu la veille d’un Conseil européen crucial dédié à l’énergie et à la lutte contre l’évasion fiscale (récemment ajoutée). Le Conseil doit élaborer une stratégie gagnante autour des 3 piliers de l’Union : sécurité d’approvisionnement, prix accessible de l’énergie et développement durable. Il y sera également question du gaz et plus particulièrement du gaz de schistes. Alertée par les industriels, l’Union planche sur l’opportunité de son exploitation pour redonner des marges de compétitivité à l’industrie européenne sévèrement concurrencée par les américaines.

Le groupe des 8 fait trois propositions :

1. Une conception du marché améliorée, notamment une approche coordonnée au niveau européen à l’égard de mécanismes de capacité assurant une rémunération équitable de l’ensemble des actifs contribuant à la sécurité de l’approvisionnement des clients européens.
2. Un marché européen du carbone qui soit en mesure de soutenir des technologies favorables au climat et à travers lesquelles des perspectives fiables sont apportées, notamment en fixant des objectifs ambitieux mais réalistes en matière d’émission de gaz à effet de serre après 2020.
3. Une approche plus durable de la promotion des sources d’énergie renouvelable, afin de réduire les coûts pour les citoyens et de favoriser une plus grande convergence entre les États membres.
4. Un renforcement des grands axes d’une politique de déclenchement des investissements dans les technologies prometteuses, telles que le stockage de l’énergie, les nouvelles énergies renouvelables, le captage et le stockage du carbone, les réseaux et compteurs intelligents et le gaz de schiste.

Et de conclure : « Les dirigeants des huit entreprises du secteur de l’énergie ont de fortes attentes à l’égard des responsables politiques de l’UE, pour que ceux-ci prennent la mesure de la situation critique à laquelle le secteur de l’énergie est confronté. »

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