Jean Gaubert veut profiter de la loi sur la transition énergétique

2013-12-13T10:00:44+00:00

Dans un entretien accordé mercredi à un petit groupe de journalistes dont Pétrole et Gaz Informations faisait partie, Jean Gaubert, nommé Médiateur de l’énergie le 22 novembre, a dressé les principaux axes de son mandat de 6 ans.

To become famous

Priorité du Médiateur : se faire connaître. Avec un taux de notoriété évalué à 25%, Jean Gaubert a bien conscience qu’une de ses premières missions sera d’informer le plus grand nombre de son existence. Pour cela, l’ancien vice-président du conseil général des Côtes-d’Armor sait qu’il doit développer son aura au-delà de la simple place de Paris. « Je compte développer notre présence en province en créant des réseaux locaux avec l’aide des associations de maires, de consommateurs ou des autorités concédantes », précise-t-il. Jean Gaubert souhaite également que les opérateurs s’engage plus systématiquement à informer leurs clients sur son rôle en cas de litige. Celui qui a été député socialiste pendant près de 30 ans connait l’importance de la loi et l’opportunité qui va s’offrir à lui en 2014. La loi sur la transition énergétique qui sera discutée l’année prochaine sera l’occasion pour le nouveau Médiateur de demander une extension de son champ d’action.

Garder le lien avec les consommateurs

Interrogé sur la dynamique d’inflation des prix de l’énergie, Jean Gaubert se montre inquiet. La théorie du signal-prix, qui pousserait les consommateurs à adopter des comportements sobres en énergie à mesure que son coût se renchérit, ne trouve pas grâce à ses yeux. « Il ne faut pas oublier que l’énergie est un produit de première nécessité. Les ménages les plus pauvres n’ont généralement pas les moyens d’investir dans l’isolation ou des appareils à faible consommation tandis qu’à l’inverse, le prix de l’énergie pour les ménages aisés n’influe pas sur leurs habitudes », explique-t-il. C’est pour cela que le nouveau médiateur insiste sur la nécessité de ne pas se focaliser uniquement sur la consommation d’énergie. Et de conclure : « Si la transition ne fait économiser aux gens que de l’énergie et pas des euros, on risque de tomber dans un piège et rompre le lien de confiance avec les Français ».

Partager