Jugement de la SNET repoussé par le Tribunal

2013-05-22T11:28:38+00:00

Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a décidé de repousser d’une ou deux semaines le jugement qu’il devait rendre mardi 21 mai 2013. « Le délibéré a été repoussé a minima d’une semaine », a indiqué à l’AFP Loïc Delpech, délégué CGT de la SNET. Le tribunal devait se prononcer sur le respect ou non des procédures d’information-consultation des représentants du personnel de la compagnie qui compte 885 salariés. Les élus espèrent faire annuler le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui prévoit la suppression de 215 postes sur l’ensemble des sites, via un plan de départs volontaires.

Accord de 2010 non respecté

Héritière des Charbonnages de France, la SNET est passée en 2004 sous contrôle espagnol (Endesa), premier producteur d’électricité en Espagne, puis en juin 2008, elle est vendue au groupe allemand E.ON. Ce dernier signe un accord avec les représentants des salariés en 2010 prévoyant de maintenir l’activité jusqu’à la fin 2015; mais fin septembre 2012, la direction d’Eon France officialise un projet de réorganisation de ses activités de production d’électricité à partir du charbon de sa filiale. Le plan prévoit la fermeture de la centrale d’Hornaing (Nord) en 2013 (86 emplois), et celle de Lucy à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) en 2014 (67 emplois). En outre, 42 postes seront supprimés à la centrale Emile-Huchet à Saint-Avold (Moselle) et 20 à Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Les syndicalistes ont reçu mardi dernier un soutien en la personne de Delphine Batho, ministre de l’Ecologie,, qui a déclaré devant l’Assemblée Nationale que le gouvernement souhaitait « que l’accord qui avait été signé en 2010 entre le groupe E.on et les organisations syndicales prévoyant le maintien de l’activité jusqu’en 2015 s’applique et soit respecté ».

 

 

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