Keystone XL n’aurait pas d’impact

2014-02-06T11:54:30+00:00

Le projet de pipeline Keystone XL, qui prévoit de transporter les sables bitumineux de la province d’Alberta (Canada) au travers des Etats-Unis, n’aurait pas d’impact environnemental majeur selon un rapport du Département d’Etat rendu public le 31 janvier. Une conclusion qui pourrait pousser le président américain, Barack Obama, a donné son feu vert au projet, malgré ses réticences personnelles.

Pas de conséquences directes

(c) Keystone XL

(c) Keystone XL

L’étude souligne que sans le nouvel oléoduc, le pétrole canadien continuera d’être exploité et sera simplement exporté ailleurs qu’aux Etats-Unis, sans affecter les volumes et les émissions de gaz à effet de serre induits. « Il est peu probable que l’approbation ou le refus d’un projet de transport de pétrole brut, y compris le projet en question, ait un impact significatif sur le taux d’extraction des sables bitumineux », conclut l’étude d’impact environnementale. En conséquence, les changements climatiques prévus dans les prochaines années « auront lieu de toute façon », estiment les auteurs.

Un argument qui risque de mettre dans l’embarras le président américain qui, en juin dernier, annonçait qu’il ne donnerait le feu vert au projet que s’il « n’exacerbait pas de façon significative le problème de la pollution carbonique » –un critère vraisemblablement validé par l’étude publiée vendredi. Aux Etats-Unis, le dossier est devenu brûlant politiquement, les Républicains menant une campagne intensive pour la réalisation de Keystone XL. « Ce rapport de l’administration Obama confirme une fois encore qu’il n’y a aucune raison pour que la Maison Blanche continue à empêcher la construction de l’oléoduc Keystone XL », a immédiatement réagi le sénateur républicain Mitch McConnell.

Même dans le camp du Président, des voix s’élèvent pour demander l’approbation des autorités fédérales. La sénatrice démocrate Heidi Heitkamp, du Dakota du Nord, aurait ainsi expliqué : « Que cet oléoduc soit construit ou non, les sables bitumineux canadiens seront exploités. La question est de savoir si le Canada les enverra aux Etats-Unis pour y être raffinés, ou ailleurs dans le monde », rapporte l’AFP. La décision finale appartient au président Barack Obama, qui n’a pas dit quand il trancherait. Le secrétaire d’Etat John Kerry a maintenant 90 jours pour émettre une recommandation. Le 17 janvier, il avait promis aux Canadiens une réponse « rapide ». Pour ces derniers, Keystone XL revêt en effet une importance cruciale dans le développement du pays, comme l’a rappelé récemment le Fonds monétaire international.

 

 

 

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