L’affaire de la fraude à la TVA tourne au réglement de comptes

2014-05-19T13:10:13+00:00

La Cour d’appel de Paris a rendu mercredi sa décision concernant Michel Keslassy, condamné en première instance à trois ans et demi de prison et 65 millions d’euros de dommages et intérêts pour escroquerie à la TVA sur le marché carbone européen. Une sanction alourdie en appel d’un an et demi. Ce jugement intervient alors qu’un certain nombre de personnes soupçonnées d’avoir participé au larcin ont été assassinées. L’affaire de la fraude à la TVA semble ainsi tourner au règlement de comptes à OK Corall.

Mafia israélienne

La fraude à la TVA a consisté à acheter des quotas de CO2 hors taxe, revendus ensuite en France à un prix incluant la TVA, mais jamais reversée à l’Etat. Dans un rapport de la Cour des Comptes (que le lecteur trouvera ici), il est estimé que le montage a permis de détourner entre 2008 et 2009 la bagatelle de 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales. Europol a quant à lui évalué les pertes fiscales pour l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne à environ 5 mds €. Michel Keslassy était l’un des rares à avoir été arrêté dans cette affaire. En fuite en Israël depuis 2013, il ne s’est pas présenté à son procès en appel. Pour son avocat, Maître Philippe Ohayon, la peur aurait pu être à l’origine de cette fuite suite à plusieurs meurtres commis en France ces derniers mois sur des personnes liées à l’affaire. La mafia israélienne serait, selon certaines sources, à l’origine de l’arnaque et des meurtres, et chercheraient à effacer les « traces ». « Pour lui, c’était la valise ou le cercueil », affirme à l’AFP, un brin mélodramatique, Maître Ohayon.

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