L’affaire Petrobras prend une tournure politique

2014-04-24T10:22:11+00:00

Nous nous en faisions l’écho la semaine dernière, de nombreux soupçons de fraudes  pèsent depuis plusieurs mois sur le géant brésilien Petrobras. Ils dépassent désormais la simple sphère pétrolière et sont clairement détournés à des fins politiques. La présidente du Brésil, Dilma Roussef, ancienne présidente du conseil d’administration de la compagnie à l’époque des faits est ainsi en guerre ouverte avec son principal opposant politique, Aécio Neves, alors président du groupe brésilien…

Plusieurs enquêtes

Affiche à charge où on peut lire : "Dilma doit répondre civilement des préjudices qu'elle a fait subir à Petrobras en tant que présidente du conseil d'administration"

Affiche à charge où on peut lire : « Dilma doit répondre civilement des préjudices qu’elle a fait subir à Petrobras en tant que présidente du conseil d’administration »

« Je ne peux pas fuir mes responsabilités, tout comme la présidente Dilma ne peut pas fuir les siennes », a expliqué José Sergio Gabrielli, ancien président de Petrobras dans un entretien dimanche au journal O Estado de Sao Paulo. Dilma Rousseff a déjà annoncé à la mi-avril que cette affaire devait être tirée au clair « avec un maximum de rigueur », tout en s’élevant contre la campagne de dénigrement visant l’entreprise publique, pour « en tirer un profit politique ». Lundi, sans se prononcer sur le fond de l’affaire, elle a indirectement répliqué sur la Radio Nacional (gouvernementale) en mettant en avant la politique initiée par son prédécesseur Luiz Ignacio Lula da Silva, et « développée » par son propre gouvernement, qui consiste dans le cas de Petrobras à « rendre prioritaires les produits nationaux », c’est-à-dire à acheter brésilien. Petrobras est soupçonnée d’avoir réalisé des opérations illégales sur près de 10 milliards de reais (3,26 mds €) par des opérations de change illicite, de blanchiment d’argent, de trafic de drogue, commerce illégal de diamants, ou encore corruption d’agents publics. Plusieurs commissions d’enquête ont également été créées pour faire la lumière sur l’achat  en 2006 de la raffinerie de Pasadena au Texas, qui aurait coûté 1,1 milliard de dollars au groupe brésilien.

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