L’AFG fait 10 propositions pour développer les usages du gaz et soutenir la filière

2016-09-30T11:51:12+00:00

GRTgaz 1605131118-6597Dans la perspective des échéances électorales de 2017, l’Association Française du Gaz (AFG) a publié un
livre blanc présentant 10 propositions « pratiques et ambitieuses » pour favoriser le développement des divers usages du gaz dont la contribution est « un atout essentiel pour la réalisation des objectifs de la transition énergétique », estiment les acteurs de la filière.

Fruit d’un travail engagé au sein de l’AFG en 2015, une année marquée par les « deux évènements majeurs pour l’industrie du gaz » que sont le vote de la loi sur la transition énergétique et la COP21, ce livre blanc est destiné « à inspirer ceux qui ont la responsabilité de construire les perspectives d’un futur moins carboné », précise Jérôme Ferrier, président de l’Association Française du Gaz (AFG), cité dans un communiqué publié le 27 septembre 2016.

Outre les responsables politiques, ces propositions s’adressent à l’ensemble des parties prenantes : clients, leaders d’opinion, médias et ONG « qui ont chacune une approche différenciée de la question ».

En effet, la capacité contributive du gaz, comme « atout essentiel à la réalisation des objectifs du gouvernement » liés à la mise en œuvre de la transition et faisant suite à la COP21, doit être encouragée par une évolution législative et réglementaire adaptée », commente Jérôme Ferrier.

Ainsi pour « promouvoir toutes les énergies renouvelables », l’AFG souhaite la création par l’état d’un fonds de garantie à l’investissement en matière de gaz renouvelable (biogaz), palliant ainsi « la difficulté d’obtenir des emprunts bancaires ».

Outre une aide à « la mise en place des projets d’économie circulaire dans les territoires » (mobilité biogaz, méthaniseurs…), les professionnels de la filière souhaitent également la création « d’un comité de pilotage regroupant les acteurs publics et privés, et dédié à l’usage du gaz dans la mobilité terrestre et maritime ».

Sur ce sujet de la mobilité, la filière plaide ainsi pour le maintien pendant dix ans de l’écart fiscal entre le gaz carburant et les carburants traditionnels.

« L’énergie gaz est l’énergie fossile la plus à même de répondre aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre », insiste également l’AFG qui appelle à la mise en place « d’un prix plancher du carbone, appliqué à un large périmètre européen (…) avec une visibilité sur son évolution dans le temps ».

Pour ce qui est des usages du gaz pour le logement et le tertiaire, les acteurs de la filière insistent notamment sur la nécessité de « favoriser la rénovation des systèmes de chauffage dans un cadre discal et réglementaire stable, simple et pérenne ».

Dans le même esprit, ils soutiennent la mise en place d’une prime à la casse pour le remplacement de chaudières anciennes par des équipements à gaz performants « dans les logements des personnes en situation de précarité énergétique ».

Avec pour objectif de contribuer à la sécurité énergétique de la France, il est nécessaire de « favoriser la pérennité et inciter l’utilisation des infrastructures (de gaz) déjà existantes » (transport, stockage…), estiment également les membres de l’AFG.

Enfin, pour accompagner le développement des énergies renouvelables « électriques intermittentes », il convient de donner une « impulsion forte au développement du Power-to-Gas » qui permet de valoriser les surplus de cette production d’énergie et participe à l’équilibre du système électrique.

Plus largement, l’AFG demande d’ailleurs le doublement de la part du budget de l’Etat en matière de R&D dédiée au gaz.

Image : GRTGaz

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