L’ASN met en demeure deux filiales d’Areva

2013-08-01T09:08:35+00:00

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a mis en demeure deux filiales d’Areva exploitant les installations nucléaires du Tricastin et de Romans-sur-Isère (Drôme). L’institution, présidée par Pierre-Franck Chevet, souhaite ainsi rappeler le groupe nucléaire à ses engagements d’améliorer ses moyens de gestion des situations d’urgence dans le cadre des actions post-Fukushima. Concrètement, l’ASN reproche aux filiales d’Areva (Eurodif Production, Comurhex, Socatri, Areva NC, SET pour le site du Tricastin et FBFC pour Romans-sur-Isère) de ne pas avoir mis en œuvre des dispositions transitoires de gestion des situations d’urgence en cas de survenue d’un aléa naturel extrême.

Changement de plan

A l’heure actuelle, chaque exploitant dispose de moyens d’urgence pour gérer un accident sur une installation nucléaire. À la suite de l’accident de Fukushima, l’ASN a prescrit à Areva, par décisions du 26 juin 2012, de disposer, avant le 31 décembre 2016, de locaux et de moyens d’urgence résistant à des situations extrêmes. Ces décisions prescrivent aussi la mise en œuvre de dispositions transitoires à compter du 30 juin 2013. Le groupe français avait transmis au gendarme du nucléaire des études transverses de gestion de crise présentant ces dispositions transitoires. Ces solutions, après instruction de la part de l’ASN et de son appui technique, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), ont été jugées satisfaisantes.

Or, l’ASN a constaté que « Areva a finalement proposé d’autres dispositions que celles initialement prévues, avec de nouvelles échéances, sans apporter les justifications nécessaires ». L’Autorité lui a donné à un délai de quatre à huit mois pour respecter ses engagements.

Pour rappel, les sites du Tricastin et de Romans-sur-Isère ont pour activités la conversion, l’enrichissement ou l’entreposage de l’uranium et la fabrication des combustibles qui alimentent les réacteurs nucléaires d’EDF.

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