Mobilité : le démonstrateur BioGNVal teste la production de biométhane liquéfié

2016-05-11T10:40:30+00:00

Unite d_epuration CRYOPUR de biogaz_ unite bioc02_©SUEZLancé en 2013 par le groupe Suez et le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), le projet BioGNVal permet de produire
1 tonne/jour de biocarburant liquide (bioGNL) issu du traitement des eaux usées. Une innovation qui repose sur l’utilisation du procédé de cryogénie développé par Cryo Pur. 

Implanté sur le site de la station d’épuration de Valenton (Val-de-Marne), qui traite 800 000 m3 d’eau par jour, le démonstrateur industriel BioGNVal est le premier en France à valoriser le biogaz issu du traitement des eaux usées en biocarburant liquide (bioGNL), expliquent les partenaires dans un communiqué publié le 9 mai 2016.

Dans un premier temps, le procédé développé par Cryo Pur (image) réalise l’épuration du biogaz issu de la fermentation des boues d’épuration de la station du SIAAP. « L’ensemble des composants indésirables contenues dans le biogaz – H2O, H2S, COV et Siloxanes – sont captés par cryo-condensation », expliquent les porteurs du projet.

Ensuite, les molécules de méthane et de CO2 sont séparées par un procédé cryogénique, puis le biométhane est liquéfié à -120 °C. On obtient ainsi d’une part du bioGNL (biométhane liquide pur à 99,4 %) et du bioCO2 pur à 99,9 %, également sous forme liquide. Le démonstrateur BioGNVal permet ainsi de traiter aujourd’hui près de 120 Nm3/j de biogaz et de produire 1 tonne/jour de bioGNL.

Le groupe Engie participe au projet BioGNVal – via ses filiales GNVert et LNGeneration – notamment pour valoriser le biométhane liquéfié produit sur le site en biocarburant. Les tests effectués démontrent que les eaux usées de 100 000 habitants permettraient de produire suffisamment de bioGNL pour alimenter 20 bus ou 20 camions.

Quant au bioCO2 liquide, il peut être valorisé dans de nombreuses applications industrielles, notamment pour la production de froid des camions frigorifiques.
A l’horizon 2030, BioGNVal devrait produire 1,1 TWh de carburants et atteindre une économie carbone de 770 000 tonnes de CO2, estiment les partenaires.

Image : Suez

 

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