Le préfet de Haute-Normandie siffle la fin de la récré

2013-10-23T10:12:48+00:00

Pierre-Henry Maccioni, préfet de Haute-Normandie, a tapé du point sur la table vendredi dernier, estimant qu’il n’y avait aucune solution crédible de reprise globale du site et qu’il fallait désormais s’attacher à chercher un repositionnement industriel. Le préfet, ainsi que la liquidatrice de la société, Maître Béatrice Pascual, ont cherché à démontrer, documents à l’appui, que certaines offres de reprise étrangères, comme celle de la société libyenne Murzuq Oil, étaient « fantaisistes » et « totalement irrecevables ».

3 à 4 pistes industrielles

« On ne joue pas avec l’Etat, avec les salariés, avec le repositionnement industriel et donc avec l’emploi », a-t-il lancé à l’adresse du syndicat CGT de Petroplus et de son principal porte-parole Yvon Scornet qu’il a accusé d’entretenir l’illusion d’une possible reprise globale du site. « J’ai décidé de siffler la fin de la récréation », a affirmé le préfet en annonçant en revanche « trois à quatre pistes » industrielles pour ce site « exceptionnel » en bord de Seine de 240 hectares, tout proche des ports de Rouen et du Havre. Ces pistes sont « un projet d’envergure » de production de bio-plastiques biodégradables, « un projet d’implantation d’une start-up technologique » pour le traitement des effluents liquides et « un projet de création d’une unité de production de diesel à partir de plastiques usagés ». Le préfet a ajouté une quatrième piste qui pourrait être envisagée en parallèle et qui consisterait en la mise en place d’un « stockage stratégique » de pétrole pour l’Etat, rapporte l’AFP.

Plusieurs ministères, et principalement celui du redressement industriel, ont contacté « plus de 600 entreprises en France et à l’étranger » pour les faire venir sur le site. « Il faut éviter que le site devienne une friche industrielle » a conclu le préfet, précisant que la sécurité, l’énergie et le gardiennage du site inoccupé coûteraient 6 millions d’euros par an.

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