Le prix du gaz en hausse de 0,5% au 1er juillet

2013-07-09T17:25:38+00:00

Les tarifs réglementés de gaz naturel augmentent de 0,5% ce 1er juillet, soit +0,11 €/MWh en moyenne, annonce le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie. Cette hausse correspond à la conjugaison de la part approvisionnement (-0,82 € par mégawattheure) et de la part hors matière (+0,93 €/MWh). La variation aurait pu être plus importante si la part d’indexation de marché n’avait pas été revue.

Nouvelle formule

La méthode de calcul des tarifs réglementés du gaz naturel prend un peu plus en compte le poids des prix spot. Par arrêté publié au Journal Officiel du 30 juin, ces derniers pèsent désormais à hauteur de 45,8% dans la formule, contre 35,6% avant le 1er juillet. A noter que cette part ne s’élevait qu’à 30% en mai dernier. « Cette nouvelle formule correspond mieux aux coûts de GDF Suez et contribue à faire baisser les prix. Ainsi, le pouvoir d’achat des ménages est mieux protégé, sans fragiliser la sécurité d’approvisionnement », explique le ministère. Entre 2005 et 2013, les tarifs du gaz naturel ont en effet grimpé de 80%.

Pour mémoire : le décret 2013-400 du 16 mai 2013 prévoit que la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) réalise chaque année une analyse approfondie de l’ensemble des coûts de chaque fournisseur et la transmet au gouvernement avant le 15 mai. Les modalités de calcul des coûts d’approvisionnement et hors approvisionnement des fournisseurs sont actualisées par arrêté ministériel au moins une fois par an, en tenant compte des résultats de cette analyse. Les fournisseurs concernés modifient les barèmes de leurs tarifs réglementés selon une fréquence définie par arrêté et au maximum une fois par mois, jusqu’à l’intervention d’un nouvel arrêté tarifaire, pour tenir compte des variations des coûts du combustible, après avoir saisi la Commission de régulation de l’énergie. Toutefois, en cas d’augmentation exceptionnelle des prix des produits pétroliers ou des prix de marché du gaz naturel, le Premier ministre peut s’opposer à l’évolution des barèmes des tarifs.

 

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