L’éolienne Floatgen a rejoint le site d’essais en mer de Centrale Nantes

2018-05-16T11:43:47+00:00

La première éolienne flottante construite en France a été ancrée le lundi 30 mai sur le site du SEM-REV, à vingt kilomètres au large du Croisic, où elle va être expérimentée pendant un période initiale de deux ans.

Remorquée depuis le site du port de Saint-Nazaire où elle avait été assemblée, Floatgen est le premier démonstrateur de la technologie de fondation flottante conçue par la société d’ingénierie Ideol.

Dénommé « Damping Pool », ce système se caractérise par une ouverture centrale en anneau « qui permet de une stabilité optimisée à moindre coût grâce à des propriétés dynamiques particulières », explique les partenaires du projet.

Mesurant 36 mètres de côté et 9,5 mètres de haut pour 7,5 mètres de tirant d’eau, ce flotteur a été construit en béton armé pré-contraint grâce à une technique développée par Bouygues TP.

La seconde innovation de ce projet concerne le système d’ancrage semi-tendu qui repose sur 6 lignes utilisant une fibre synthétique (nylon) plutôt qu’une chaîne. « Une première mondiale pour un ancrage permanent de cette dimension« , insistent également les partenaires.

Floatgen peut être déployée dès 30 mètres de profondeur et peut être dotée de la nouvelle génération de turbine de très grandes dimensions (12-15 MW).

Lancé en 2013, le projet Floatgen réunit sept partenaires européens dont trois français (Ideol, Bouygues Travaux Publics et Ecole Centrale Nantes). Les autres entités sont : RSK Group (Royaume-Uni), Zabala (Espagne), Université de Stuttgart (Allemagne) et la Fraunhofer-Iwes (Allemagne).

Selon le consortium, l’installation sur le site d’essais du SEM-REV a permis de valider l’excellente tenue en mer de la plateforme et sa conformité aux modèles développés par Ideol, grâce notamment à un épisode météo-océanique intense – vague de plus de 5 mètres et vents de plus de 15 m/s – survenu juste après l’installation.

Réalisées par la société de services à l’offshore Jifmar, les opérations de raccordement aux lignes d’ancrage – posées à l’été 2018 par Bourbon – seront suivies par celles de raccordement au câble d’export de l’énergie et au réseau électrique.

Image : Ideol-BYTP-Centrale Nantes

 

 

 

 

 

 

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