Les 2 propositions phares de GDF Suez dans le débat

2013-07-18T17:59:36+00:00

A la veille de la dernière réunion du conseil national de la transition énergétique, Gérard Mestrallet, pdg de GDF Suez, présentait en avant-première aux députés les deux propositions phares sur la quinzaine que le groupe a portées lors du débat. Gérard Mestrallet a ainsi proposé de fixer un objectif ambitieux d’intégration de biogaz, 20% en 2030, et la création du « passeport rénovation » qui doit permettre de réhabiliter 500 000 logements par an.

Economie circulaire

La première proposition du groupe franco-belge s’appuie sur un constat : la méthanisation est sous-exploitée en France. En guise de comparaison, l’Allemagne a recours à cette technique 10 fois plus que l’Hexagone. « C’est d’autant plus incompréhensible que la France dispose d’un grand territoire et d’une secteur agricole important », a réagi Gérard Mestrallet devant la Commission des Affaires Economiques. Une timide avancée a été réalisée avec un plan d’installation de 1 000 méthaniseurs mais le patron de GDF Suez voit plus grand : « L’Ademe fixe un objectif de 15% de gaz renouvelable en 2030, je pense que nous pouvons aller jusqu’à 20%, avec un point d’étape de 5% en 2020 ». Le biogaz offre de nombreuses utilisation, allant de l’injection au réseau, jusqu’à la mobilité en passant par la cogénération grâce à la réutilisation des déchets organiques.

Gérard Mestrallet a également défendu l’incorporation d’hydrogène dans les réseaux de gaz pour offrir une solution alternative au stockage électrique. « Le système Power-to-gas permettrait de valoriser des productions éoliennes qui, en période de faible demande, font chuter les prix de gros jusqu’à les rendre négatifs », a-t-il expliqué.

Passeport Vs CEE

Autre proposition majeure du groupe gazier : la création du passeport de rénovation énergétique. Là encore, cette proposition part du constat que le système de Certificats d’Economies d’Energies (CEE) a failli. « S’il s’est avéré relativement efficace pour les entreprises, il n’a pas créé d’effet déclencheur pour les particuliers », s’est-il désolé. Le passeport obligerait, lui, les fournisseurs à agir en leur imposant un volume d’économie d’énergie à réaliser chez leurs clients. Cela supposerait une standardisation des procédures, des Diagnostics de Performance Energétique (DPE) et un guichet unique pour faciliter les démarches des particuliers. Le secteur tertiaire/résidentiel représente 40% de la consommation d’énergie finale en France.

Partager