Les consommations brutes de gaz en recul de -16,5 % en 2014

2015-01-27T10:58:06+00:00

GRTgaz installations_comp_157339 Copyrught GRTGaz-Franck Dunouau« En 2014, GRTgaz a enregistré un recul de -16,5 % des consommations brutes de gaz sur son réseau », a annoncé ce matin Thierry Trouvé, le directeur général de GRTgaz, lors de la présentation du bilan annuel de l’activité du gestionnaire de réseau de transport de gaz naturel. En raison « des conditions climatiques exceptionnellement chaudes » de l’année dernière, GRTgaz a connu, à 390 TWh, le niveau de consommation brute le plus bas depuis sa création en 2005.

Rappelant que « l’année 2014 est considérée comme l’année la plus chaude que la France ait connue depuis que les statistiques météorologiques existent », Thierry Trouvé a précisé que cette baisse des consommations brutes se limitait à -5,4 %, de 420 TWh, après correction des effets climatiques. Reste que ce volume de consommation est également le bas jamais enregistré par l’opérateur.

La consommation brute des distributions publiques a chuté de -19,2% en 2014 pour atteindre 250 TWh (-2,2 % après correction climatique). « La demande des clients raccordés aux réseaux de distributions publiques, majoritairement des clients résidentiels et tertiaires, est en effet fortement liée aux besoins de chauffage », a expliqué GRTgaz, qui note également « une bonne résistance de la consommation des clients industriels » (hors production d’électricité), avec 121 TWh de gaz naturel consommés en 2014.

En revanche, la demande de gaz naturel pour la production d’électricité (cycle combiné gaz et cogénération) a poursuivi sa baisse l’année dernière, avec un recul de -34 %. « Depuis 2011, les volumes de gaz dans la production électrique ont chuté de -60 % pour atteindre 19 TWh seulement en 2014 », rappelle GRTgaz.

Compte tenu de ces évolutions, « les quantités de gaz naturel transportées sur le réseau de GRTgaz, sont en baisse de -8,4 % », passant de 637 TWh en 2013 à 583 TWh en 2014. Une baisse partiellement compensée par les flux liés au transit de gaz vers l’Espagne et l’Italie qui ont augmenté de +41 %. D’ailleurs, en 2014, GRTgaz « a piloté son réseau dans des conditions de flux inédites », a précisé le gestionnaire de réseau, indiquant que les importations via les terminaux méthaniers avaient poursuivi leur recul à -19 % par rapport à 2013.

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