Les gaz de schiste divisent à nouveau le gouvernement

2013-07-12T17:09:08+00:00

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, a jeté comme à son habitude un pavé dans la mare. Alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se démène pour ne pas avoir l’air de « lâcher » l’Ecologie, Arnaud Montebourg relance le débat sur l’opportunité d’exploiter les gaz de schiste en France et propose la création d’une entreprise publique dédiée à cela. Une proposition qui a entraîné immédiatement une levée de boucliers au gouvernement et au sein de la majorité.

Public/privé même combat

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a rapidement rappelé à son collègue du Redressement Productif les engagements présidentiels : « Ce n’est pas cohérent avec le choix qui a été fait lors de la conférence environnementale », a-t-il expliqué. « Au problème qui est posé : est ce qu’on peut imaginer faire des forages avec de la fracturation hydraulique dans la Drôme à côté du Vercors aujourd’hui ?, la réponse est non ! » a-t-il poursuivi. Et de conclure que la nature de l’actionnariat (public/privé) « n’est pas l’objet de la discussion ».

Son de cloche plus nuancé du côté de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, qui considère qu’Arnaud Montebourg est allé « trop vite ».  Et de traduire les propos du ministre : « il dit qu’il ne doit pas y avoir a priori de mise au ban de ce que sont les gaz de schiste », a-t-il déclaré sur Europe 1 pour minimiser l’incident. Le député de Seine-Saint-Denis estime que les espoirs doivent s’orienter sur la recherche pour trouver une technique alternative à la fracturation hydraulique.

Delphine Batho, ancienne ministre de l’Ecologie, très présente dans les medias depuis son éviction, a quant à elle estimé que le Premier ministre ferait bien de lever « l’ambiguïté permanente » qui règne à ce sujet. Enfin, last but not least, Philippe Martin, son remplaçant, a affirmé que « la question d’une exploitation écologique des gaz de schiste ne se pose pas », dans une déclaration écrite à l’AFP.

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