L’Etat italien va céder une partie du capital d’Eni

2013-11-25T11:25:49+00:00

Enrico Letta, président du Conseil italien, a annoncé le 21 novembre un grand plan de privatisation de huit sociétés publiques parmi lesquelles Eni. Le gouvernement a prévu de céder 3% du capital du groupe pétrolier sur les 4,34% qu’il détient en participation directe, une opération valorisée à environ 2 milliards d’euros. La part de l’Etat italien dans l’Eni devrait donc être ramenée au total à 27%, par le biais de la Caisse des Dépôts.

Un plan à 12 milliards

Les autres entreprises publiques concernées par la privatisation sont : CDP Reti (filiale de la Caisse des dépôts italienne pour la distribution de gaz), Fincantieri (chantiers navals), Grandi stazioni (réseau ferroviaire), StMicrolectronics (semi-conducteurs), Enav (contrôle aérien), Sace (assurances), et Tag (métallurgie). Le gouvernement espère retirer de l’opération entre 10 et 12 milliards d’euros. Cet argent servira à parts égales à la réduction de la dette publique et à la recapitalisation de la Caisse des dépôts.

L’idée de ces privatisations a été largement soufflée par la Commission européenne qui a désormais un droit de regard sur le budget des Etats-membres. Dans un avis daté du 15 novembre, Bruxelles avait émis des réserves quant à la capacité du projet de budget 2014 à enrayer le cercle vicieux de la dette qui atteint 134% du PIB italien en 2013, soit le deuxième taux le plus élevé de la zone euro après la Grèce. Des réserves synonymes de correction de copie pour le gouvernement italien. Peu enclin à rajouter de l’austérité à l’austérité, Enrico Letta a donc décidé d’opter pour la voie des privatisations.

Partager