L’UFIP met en garde contre la hausse « mécanique » des prix

2014-02-07T17:39:11+00:00

Jean-Louis Schilansky, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), présentait le 5 février à Paris le bilan de l’année écoulée et les perspectives 2014. Parmi les nombreux sujets de préoccupation du secteur (loi sur la transition énergétique, blocage des permis, code minier, etc), la fiscalité a fait l’objet d’un traitement à part. Régulièrement sollicité par les médias lorsque les prix des carburants augmentent, Jean-Louis Schilansky a préféré cette fois-ci prendre les devants.

Trois années de hausse

Les équipes de l’Ufip ont ainsi planché sur l’impact des différentes décisions fiscales prises par le présent gouvernement sur les prix des carburants. « Il faut savoir que, toute chose égale par ailleurs, les prix à la pompe ne peuvent qu’augmenter dans les trois prochaines années. C’est mécanique », a indiqué le président de l’Ufip.

Cette année, la hausse de la TVA (passée de 19,6 à 20%) et de l’obligation d’incorporation de biogazole (7 à 7,7%) devrait entraîner une hausse d’environ 5 centimes par litre pour l’essence et 7 centimes pour le diesel. En 2015, plusieurs dispositifs entreront en vigueur ou seront renforcés. C’est le cas de la contribution « énergie/climat » qui passera de 7 à 14,5 €/t de CO2 émis; de l’obligation carburant en hausse pour la 3ème période des certificats d’économie d’énergie (de 30 à 100 TWhc/an); et l’extension de l’obligation de pavillon aux mises à la consommation de produits raffinés. Toutes ces mesures devraient entraîner une nouvelle hausse de 5,1 centimes pour l’essence et 5,4 centimes pour le diesel. Enfin, en 2016, la contribution « énergie/climat » devra passer à 22€/t de CO2, engendrant de nouvelles augmentations des prix à la pompe de l’ordre de 2,1 centimes pour l’essence et 2,4 centimes pour le diesel.

Au total, les décisions déjà actées entraîneront sur les trois prochaines années une hausse de 7,7 centimes par litre pour l’essence et 8,5 centimes pour le diesel, toute chose égale par ailleurs ! Ce qui signifie qu’en cas d’envolée des cours du brut, la hausse sera encore plus importante. En fonction de la situation économique et sociale, ces augmentations de prix pourront paraître insoutenables pour certains Français et ainsi pousser le gouvernement à réduire la pression fiscale sur les carburants, notamment en jouant sur la contribution « énergie/climat ».

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