LyondellBasell : Vers un accord de méthode pour Berre l’Etang

2014-06-30T11:48:42+00:00

La préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé mercredi dans un communiqué le lancement de la procédure d’information-consultation en vue de la fermeture de la raffinerie de LyondellBasell située à Berre-l’Etang et qui avait été mise à l’arrêt en 2011. En échange, un accord de méthode doit être signé pour assurer la pérennité du site pétrochimique qui était lié à la raffinerie.

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Berre l'Etang (c) LyondellBasell

Berre l’Etang (c) LyondellBasell

La préfecture indique qu’au terme d’une réunion, réunissant la direction du site de Berre l’Etang, l’ensemble des organisations syndicales -CFE-CGC, FO, CGT, CFDT et Sud-, un conseiller du ministre de l’Economie et le préfet, Michel Cadot, un compromis entre les parties a été trouvé permettant « le lancement sans délai de la procédure d’information-consultation relative à la fermeture de la raffinerie » contre « la signature rapide d’un accord de méthode » détaillant notamment les engagements du groupe sur la pérennité du site pétrochimique. « On n’a pas été aidé par le gouvernement », déplore auprès le l’AFP Eric Feber, un représentant de la CGT qui a participé à la réunion, regrettant que la direction du site ait rejeté dernièrement la proposition d’un repreneur, la Sotragem, société dont le siège est à Monaco. « Sotragem devait formuler une seconde proposition qui n’a jamais pu être présentée « , ajoute le syndicaliste estimant que « le gouvernement s’est incliné devant LyondellBasel ». De son côté, le représentant Sud-Chimie, Christophe Bravais, espère beaucoup de « l’accord de méthode » portant notamment sur la revitalisation du site qui doit être signé sous huitaine. « On (les cinq syndicats, Ndlr) a accepté de tourner la page de la raffinerie mais en contrepartie on a exigé cet accord de méthode », a-t-il expliqué.

Les organisations syndicales demandent ainsi que LyondellBasel s’engage sur la pérennisation des 950 emplois restants dans la pétrochimie, sur la dépollution du site, sur la prolongation du PSE jusqu’en 2022 et sur la revitalisation du complexe avec la création d’une centaine d’emplois. Le point d’achoppement devrait porter essentiellement sur le prolongement du PSE, qui avait accompagné le départ des 376 salariés de la raffinerie. Faute d’avoir trouvé un repreneur et invoquant « de lourdes pertes », LyondellBasell avait annoncé en septembre 2011 le projet de fermeture de la raffinerie, qui comptait alors 1 250 salariés sur l’ensemble du complexe de l’étang de Berre. Après près de deux semaines de grève et de blocage des unités pétrochimiques, la direction avait accordé un sursis au site. Dans l’espoir de trouver repreneur, la raffinerie avait été « mise sous cocon », entretenue par une vingtaine de salariés.

 

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